L'action Ubisoft cède 4,5 % et retombe sur son support clé à 4,68 €
L'éditeur français de jeux vidéo subit un net repli en milieu de matinée, à rebours d'une cote parisienne bien orientée. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, alors que la pression vendeuse reste élevée sur la valeur malgré une décrue récente.
Un décrochage qui ramène le titre au contact de son support à 4,68 €
L'action Ubisoft Entertainment perd 4,49 % à 4,82 €, alors que le SBF 120 progresse de 0,34 % en séance. Le mouvement efface intégralement le rebond de la veille, quand le titre s'était hissé en tête de l'indice. Ubisoft se classe parmi les plus fortes baisses du SBF 120 ce matin, dans un marché parisien pourtant porté par la détente énergétique liée à l'accord États-Unis-Iran évoqué au G7 d'Évian.
Le repli ramène le cours au contact de son support à 4,68 €, sous toutes les moyennes mobiles de référence : la MM20 à 5,14 € (écart de -6,13 %), la MM50 à 4,96 € et la MM200 à 6,00 €, soit près de 20 % au-dessus du cours actuel. Le RSI à 52 reste neutre et ne signale pas d'épuisement particulier, ce qui laisse le support des 4,68 € comme prochain niveau technique à surveiller.
Le short cumulé recule à 13 % du capital, mais la pression de fond reste élevée
Selon les déclarations consultées, dix fonds cumulent une position courte nette de 13,02 % du capital, en repli de 1,47 point sur trente jours (contre 14,49 % il y a un mois). Le pari baissier reflue mais reste à un niveau structurellement élevé pour une valeur du SBF 120, traduisant une défiance institutionnelle persistante, sans qu'on puisse en préciser la raison. Ce niveau de short interest amplifie mécaniquement les mouvements dans les deux sens.
Sur le fond, lors de la publication des comptes annuels 2025/2026 le 20 mai dernier, le groupe avait évoqué un pipeline de contenus renforcé pour les exercices 2027-28 et 2028-29, avec une dette nette ramenée de 885 M€ à 187,3 M€. Le chiffre d'affaires annuel ressortait néanmoins en recul de 21,8 %, et le résultat net IFRS en territoire négatif. Le titre cède désormais près de 48 % sur un an et reste éloigné de sa MM200 à 6,00 €.