L'action Ubisoft glisse encore, lanterne rouge du SBF 120 avec -45 % sur un an
L'éditeur breton enchaîne une nouvelle séance difficile ce mercredi, alors que le marché européen évolue en légère baisse. Le titre reste engoncé sous ses trois moyennes mobiles, dans une dynamique de fond qui pèse depuis plusieurs semaines.
Un repli qui prolonge une glissade de plus de 10 % sur la semaine
L'action Ubisoft perd 2,39 % à 4,99 € en séance, après avoir clôturé à 5,11 € la veille. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, dans un indice qui recule de 0,34 % en parallèle. La pression s'accumule sur la semaine : le titre cède plus de 10 % sur sept jours, et abandonne près de 12,4 % sur le mois. Sur un an, la perte atteint plus de 45 %, reflétant une dynamique de fond qui ne se redresse pas.
Le cours reste en dessous de la MM20 à 5,32 € (écart de -6,28 %), en dessous de la MM50 à 5,42 € (écart de -8,01 %) et en dessous de la MM200 à 5,18 € (écart de -3,75 %). Cette configuration sous l'ensemble des moyennes mobiles traduit une pression vendeuse persistante. Le RSI à 44 reste en zone neutre, sans signal d'épuisement marqué dans un sens ou dans l'autre, tandis que le MACD demeure en territoire négatif. Le support à 4,73 € reste la prochaine référence à surveiller en cas de poursuite du recul.
Des positions vendeuses massives dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales
Le poids des ventes à découvert reste un élément saillant du dossier Ubisoft. Selon les déclarations consultées, onze fonds cumulent 13,27 % du capital vendu à découvert, en baisse de 2,45 points sur trente jours (contre 15,72 % il y a un mois). Ce repli témoigne d'une couverture partielle de certaines positions baissières, mais le niveau absolu reste élevé : une telle emprise du short signale que de nombreux investisseurs institutionnels restent positionnés contre le titre, ce qui peut amplifier les mouvements de baisse en séance.
Ce contexte de pression vendeuse structurelle s'inscrit dans une toile de fond géopolitique tendue ce mercredi, avec une escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis qui fait grimper le VIX de plus de 10 % en séance, à 16,42. Pour Ubisoft, les replis répétés depuis plusieurs semaines s'expliquent d'abord par des facteurs propres à l'éditeur : lors de la publication des résultats annuels FY 2025 (le 30 avril 2026), la société avait mis en avant une réduction significative de son endettement net, ramené de 885 M€ à 187,3 M€, mais avait aussi acté un résultat net IFRS négatif, pesant sur la confiance. Le support à 4,73 € reste la référence basse du titre.