L'action Ubisoft recule de 2%, en consolidation après son rebond
L'éditeur français de jeux vidéo marque le pas en ce début d'après-midi, dans un marché parisien orienté à la baisse. Le titre digère plusieurs séances de rebond après le choc post-résultats annuels de mi-mai. Les positions vendeuses restent particulièrement présentes sur la valeur.
Le titre fléchit après un rebond mensuel de 9 %, la résistance à 5,63 € reste hors de portée
L'action Ubisoft recule de 1,97 % à 5,39 €, alors que le SBF 120 cède 0,37 %. Le titre figure parmi les valeurs les moins bien orientées du SBF 120, sans pour autant être dans les baisses les plus extrêmes. Le repli intervient après une dynamique solide : le cours gagne encore 9,03 % sur un mois et 33,04 % sur trois mois, malgré une perte de près de 45 % sur un an.
Le mouvement reste cohérent avec une consolidation, le RSI à 61 traduisant une dynamique encore positive sans excès. Le cours évolue au-dessus de la MM20 (5,18 €) et nettement au-dessus de la MM50 (4,72 €, écart de 14,15 %), mais reste 13,65 % sous la MM200 à 6,24 €. La résistance identifiée à 5,63 €, non franchie lors du rebond récent, marque le prochain verrou graphique avant un éventuel retour vers la moyenne longue.
Les vendeurs à découvert maintiennent une pression de 14,34 % du capital
Selon les déclarations consultées, onze fonds cumulent une position courte nette de 14,34 % du capital, en léger reflux de 0,44 point sur trente jours (contre 14,78 % un mois plus tôt). Le niveau reste particulièrement élevé pour une valeur du SBF 120 et signale une défiance institutionnelle persistante, malgré le rebond technique récent. La quasi-stabilité du cumul sur le mois indique que les vendeurs n'ont pas significativement allégé leur pari baissier, en dépit des +33 % en trois mois. Cette pression doit être lue avec mesure : elle traduit la prudence d'une partie du marché sur la trajectoire financière du groupe, sans préjuger d'un mouvement à venir.
Les comptes annuels publiés le 20 mai faisaient état d'une perte d'exploitation non-IFRS de 1 044,7 M€ et d'un repli du net bookings de 17,4 %, contrebalancés par une dette nette ramenée à 187,3 M€. Lors de cette publication, la direction évoquait un pipeline de contenus plus solide sur 2027-28 et 2028-29, horizon clé pour valider la thèse de redressement.