L'action Ubisoft recule de 3,83 %, la pression des vendeurs à découvert reste marquée
L'éditeur français de jeux vidéo cède du terrain ce jeudi midi, à contre-courant d'un marché parisien bien orienté. Le titre efface une partie du rebond enclenché après la publication des comptes annuels de mi-mai, alors que la pression des vendeurs à découvert reste marquée sur la valeur.
Le titre s'enfonce sous sa moyenne mobile à 20 jours dans un marché parisien haussier
L'action Ubisoft recule de 3,83 % à 5,12 € à la mi-journée, alors que le CAC 40 progresse de 0,85 % et le SBF 120 de 0,80 %. La valeur figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, dans le sillage de Soitec, Vivendi et STMicroelectronics.
Le titre repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours (5,20 €), avec un écart de 1,58 %, après avoir flirté avec cette borne ces dernières séances. Le cours reste néanmoins au-dessus de la MM50 (4,75 €), témoin du rebond construit depuis le creux post-résultats.
La MM200, à 6,22 €, demeure 17,72 % au-dessus du cours et matérialise le repli annuel de près de 48 %. Le RSI à 55 reste neutre, sans signal d'épuisement, tandis que le support technique identifié à 4,68 € reste éloigné. La séance s'inscrit après l'annonce mardi du remake Rayman Legends Retold, prévu pour le 1er octobre.
Les positions courtes campent à 14,34 % du capital, héritage d'une publication annuelle douloureuse
Selon les déclarations consultées, onze fonds cumulent 14,34 % du capital vendu à découvert, un niveau particulièrement élevé pour une valeur du SBF 120. Le cumul s'est légèrement allégé sur trente jours (-0,44 point, contre 14,78 % il y a un mois), sans amorcer de véritable détente. Une telle concentration traduit une défiance persistante d'investisseurs institutionnels qui pariaient encore sur la baisse à l'orée du mois de juin ; sans interpréter ce chiffre isolément, il signale un climat de prudence à suivre dans les prochaines semaines.
Cette pression s'inscrit dans le prolongement des comptes annuels 2025-2026 publiés le 20 mai, qui avaient acté une perte d'exploitation non-IFRS de 1 044,7 millions d'euros et un recul du net bookings de 17,4 %. La société avait alors fait état d'une dette nette ramenée de 885 à 187,3 millions d'euros et anticipé un pipeline de contenus renforcé sur les exercices 2027-28 et 2028-29. Le titre conserve un gain de 30,49 % sur trois mois, mais reste lourdement déficitaire sur un an. Prochain repère graphique à surveiller pour les détenteurs : la tenue de la MM50 à 4,75 €, dernier amortisseur avant le support à 4,68 €.