L'action Ubisoft s'effondre de 40 % à la clôture après une restructuration brutale
Le 21 janvier 2026, Ubisoft a dévoilé une restructuration globale visant à diminuer ses charges et recentrer sa production sur ses franchises principales. À la clôture du 22 janvier 2026, le titre chutait à 3,99 euros, après avoir touché son plus bas niveau depuis plus de dix ans. Ce décrochage traduit une forte perte de confiance des marchés, aggravée par l'annonce d'un déficit opérationnel d'un milliard d'euros attendu pour l'exercice 2025-2026.
Chute historique du titre en réaction à un plan d'austérité radical
La séance du jeudi 22 janvier restera marquée par un décrochage sans précédent pour UBISOFT ENTERTAIN. Le cours a plongé de près de 40 % par rapport à la veille, passant de 6,63 euros à 3,99 euros en clôture. La valorisation du groupe chute ainsi à 606 millions d'euros, contre plus d'1,5 milliard un an plus tôt.
En interne, Ubisoft chiffre à 650 millions d'euros la perte liée à l'abandon de jeux, aux reports et à la baisse des revenus prévus. L'éditeur français prévoit désormais des net bookings de 1,5 milliard d'euros pour l'exercice en cours, accompagnés d'un résultat d'exploitation non-IFRS négatif d'environ 1 milliard d'euros.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais très en dessous de ses moyennes mobiles de référence : la MM50 se situe à 6,36 euros et la MM200 à 8,59 euros. L'indicateur RSI affiche une valeur extrême à 100, suggérant une phase de survente brutale après cet effondrement. Le seuil de support précédent à 6,09 euros a été largement enfoncé, laissant le titre sans repère immédiat.
Deux analystes dégradent leur jugement sur fond de restructuration
Face à cette annonce, les professionnels du marché ont immédiatement ajusté leurs positions. Kepler Cheuvreux a abaissé sa recommandation à « réduire » et ramené son objectif de cours de 7 à 5 euros, soit un potentiel de hausse limité de 25 % par rapport au dernier cours. De son côté, BMO Capital Markets maintient une opinion « Surperformance » mais révise son prix cible de 14 à 10 euros, signalant une confiance toute relative dans la capacité de rebond du groupe à moyen terme.
Ubisoft annonce l'annulation de pas moins de six jeux en cours de développement, tandis que sept autres voient leurs lancements repoussés. Parmi les six jeux annulés, un seul avait d'ores et déjà été annoncé : Prince of Persia: The Sands of Time Remake. Pour le reste, ils n'avaient pas encore été officialisés, mais Ubisoft précise qu'il y avait dans le lot trois jeux nouveaux, n'appartenant pas à des sagas existantes, ainsi qu'un jeu mobile.