L'action Ubisoft signe un rebond de plus de 18 % en une semaine
Le titre de l'éditeur français de jeux vidéo poursuit son redressement à la mi-journée ce vendredi, dans un marché parisien bien orienté. L'action prolonge la dynamique enclenchée après le choc post-résultats annuels de la semaine dernière. Le mouvement s'inscrit dans un climat indiciel porteur, le CAC 40 et le SBF 120 progressant tous deux de plus de 1 %.
Le titre prolonge son rebond technique et s'éloigne nettement de ses moyennes courtes
L'action Ubisoft gagne 2,56 % à 5,53 €, portant le rebond hebdomadaire à 18,3 %. Sur trois mois, la performance atteint 32,9 %, alors que le titre reste en repli de près de 45 % sur un an. Le cours figure parmi les progressions notables du SBF 120, où Derichebourg et Vivendi mènent la séance avec respectivement +9,3 % et +8 %.
Le titre évolue désormais 8,94 % au-dessus de sa MM20 (5,08 €) et 19,52 % au-dessus de sa MM50 (4,63 €), traduisant l'ampleur du redressement engagé après la chute de 18 % du 21 mai consécutive à la publication des comptes annuels 2025-2026. Le RSI à 61 reste dans une zone neutre malgré la vigueur du mouvement. Reste un obstacle : la MM200, à 6,30 €, surplombe encore le cours de 12,16 %, ce qui borne le potentiel technique de moyen terme.
Un short cumulé de 14 % du capital pèse toujours sur la dynamique du titre
Selon les déclarations recensées, dix fonds cumulent une position courte nette de 14,12 % du capital, un niveau élevé qui n'a quasiment pas bougé sur trente jours (-0,24 point depuis 14,36 %). Concrètement, une fraction non négligeable du flottant reste pariée à la baisse, signe qu'une partie de la communauté institutionnelle continue de douter du redressement opérationnel, malgré la dynamique boursière récente. Ce niveau mérite d'être suivi dans la durée sans en tirer de conclusion isolée : il ne dit rien des motivations propres à chaque fonds, ni du calendrier de leurs éventuels rachats.
Lors de la publication annuelle du 20 mai 2026, le groupe avait fait état d'un net bookings en recul de 17,4 % à 1 525,1 M€ et d'une perte d'exploitation non-IFRS de 1 044,7 M€, tout en mettant en avant une réduction marquée de l'endettement net, ramené de 885 M€ à 187,3 M€. La direction anticipe un pipeline de contenus nettement plus solide sur les exercices 2027-28 et 2028-29. Une recommandation favorable de Barclays, relevée la semaine dernière, a accompagné le rebond technique observé depuis le creux du 21 mai. Prochain repère pour le titre : la résistance des 5,40 €, déjà débordée en séance, dont la tenue conditionnera la poursuite de la marche vers la MM200.