L'action Verallia chute de 45 % en un an et atteint un niveau de survente extrême
Verallia a terminé la séance du vendredi 20 mars en hausse de 1,86 %, à 15,86 euros, dans un marché parisien orienté à la baisse. Ce rebond technique intervient après une semaine difficile marquée par un recul de plus de 9 % en cinq séances. Le titre du spécialiste de l'emballage en verre évolue désormais à proximité de son seuil de support, dans un contexte de tensions élevées sur les marchés.
Un titre sous pression technique, au contact de zones critiques
Le cours de Verallia évolue très nettement en dessous de ses principales moyennes mobiles : la MM50 se situe à 20,78 euros et la MM200 à 24,00 euros, soit un écart de respectivement 24 % et 34 % par rapport au cours actuel. Ce positionnement traduit une tendance baissière installée depuis plusieurs mois, le titre ayant abandonné près de 30 % sur trois mois et 45,8 % sur un an.
Le RSI (indice de force relative, qui mesure le caractère survendu ou suracheté d'un titre) ressort à 6, un niveau exceptionnellement bas qui signale une situation de survente extrême. Ce seuil est habituellement interprété comme un plancher technique pouvant précéder un rebond, ce qui éclaire le sursaut de la séance. Le support identifié à 15,57 euros, correspondant au cours de la veille, a été préservé en clôture. La résistance majeure se situe quant à elle à 23,00 euros, très éloignée des niveaux actuels.
Flambée de l'énergie et contexte macroéconomique défavorable
La séance s'est déroulée dans un environnement de marché tendu. Le CAC 40 reculait de 1,40 % en séance, à 7 698,43 points, tandis que le SBF 120 perdait 1,39 %. La volatilité reste élevée, le VIX s'établissant à 25,09 lors de sa dernière cotation, en hausse de plus de 12 %.
Verallia, dont l'activité de fabrication de verre est fortement consommatrice d'énergie, évolue dans un contexte particulièrement préoccupant sur ce front. Le baril de Brent a franchi les 107 dollars ce vendredi, en progression de 50 % depuis fin février, sous l'effet du conflit en cours au Moyen-Orient. Le prix du gaz TTF a quasiment doublé sur la même période. Pour un industriel du verre dépendant des fours alimentés au gaz, cette envolée des coûts énergétiques représente une contrainte directe sur les marges.
Le calendrier financier du groupe prévoit la publication des résultats du premier trimestre le 22 avril prochain, suivie de l'assemblée générale le 24 avril. Ces échéances constitueront un test important pour apprécier l'impact de cette flambée énergétique sur l'activité et la rentabilité du fabricant d'emballages en verre.