L'action Vicat chute à un plus bas de plusieurs mois à 60,30 euros, le RSI en zone extrême
Le titre Vicat recule nettement ce jeudi matin, perdant 3,37 % à 60,30 euros dans les premiers échanges. Ce repli s'inscrit dans une dynamique baissière prononcée, le cours ayant abandonné près de 7 % sur une semaine et plus de 20 % en trois mois. La séance se déroule dans un contexte de faiblesse généralisée sur la place parisienne, le CAC 40 cédant 1,64 % en séance.
Un signal technique préoccupant après la cassure du support
Le cours de Vicat a franchi à la baisse le seuil de support identifié à 61,30 euros, s'établissant à 60,30 euros, soit un niveau qui n'avait plus été testé depuis plusieurs mois. Ce franchissement intervient alors que le titre évolue déjà très nettement sous ses moyennes mobiles à 20 jours (67,80 euros), 50 jours (73,42 euros) et 200 jours (65,62 euros), traduisant une tendance baissière sur l'ensemble des horizons temporels.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse et l'amplitude des mouvements de prix, s'enfonce à 21, un niveau caractéristique d'une zone dite de survente. Cet état signale que la pression vendeuse a été particulièrement intense ces dernières semaines, sans qu'un rebond technique ne se soit matérialisé. Le cours se rapproche par ailleurs de la borne inférieure des bandes de Bollinger, fixée à 57,97 euros, ce qui confirme l'ampleur de la correction en cours. Le SBF 120, indice dont fait partie le cimentier, recule de 1,65 % en séance, illustrant un environnement de marché peu porteur ce matin.
Un calendrier financier chargé en ligne de mire
Le prochain rendez-vous majeur pour les actionnaires du groupe cimentier isérois est fixé au 10 avril avec l'assemblée générale 2026, suivie de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre le 4 mai. Ces échéances pourraient apporter des éléments de visibilité sur la trajectoire opérationnelle de Vicat après un trimestre boursier difficile.
Malgré la correction récente, le titre conserve une progression de près de 19 % sur un an, témoignant d'un parcours qui avait été favorable avant le retournement observé ces dernières semaines. Le beta de 0,17 indique historiquement une faible sensibilité du titre aux fluctuations générales du marché, ce qui rend l'ampleur du repli actuel d'autant plus notable. Parmi les valeurs industrielles cotées à Paris, le mouvement de recul n'est pas isolé ce matin : Schneider Electric cède 3,26 % et Airbus abandonne 2,81 %, dans un climat de prudence sur les marchés européens.