L'action Vicat lâche 5,72 % en séance, au plus bas depuis plusieurs semaines
Le cimentier subit ce jeudi un net repli, dans un marché parisien plombé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le titre abandonne 5,72 % à 61,00 €, sa plus forte baisse en une seule séance depuis plusieurs semaines, alors que le CAC 40 recule de 1,25 % en séance.
Une correction qui rapproche Vicat de son support technique
L'action Vicat s'échange à 61,00 €, un niveau qui la rapproche dangereusement de son seuil de support situé à 59,90 €. Ce repli porte la contre-performance à près de 20 % sur trois mois, effaçant une partie significative du rebond de 20 % enregistré sur un an. Le titre évolue désormais nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours (70,38 €) et sous celle à 200 jours (65,94 €), deux signaux qui témoignent d'une tendance baissière installée à court et moyen terme. Le RSI, à 49, se situe en zone neutre, ce qui laisse entrevoir la possibilité d'un repli supplémentaire vers le support sans que le titre ne soit encore considéré comme survendu.
Le SBF 120, auquel Vicat appartient, cède 1,26 % en séance, mais la chute du cimentier dépasse largement celle de l'indice. D'autres valeurs industrielles cotées à Paris souffrent également ce jeudi : Schneider Electric recule de 4,33 % et Airbus de 2,79 %, illustrant la pression généralisée qui s'exerce sur le compartiment industriel.
Tensions au Moyen-Orient et flambée du pétrole en toile de fond
La séance du jour est marquée par un regain de volatilité lié à l'escalade entre Washington et Téhéran. Le Brent a bondi d'environ 6 % en vingt-quatre heures pour atteindre quelque 108 dollars le baril, après le démenti de l'Iran sur un éventuel cessez-le-feu. Pour un groupe comme Vicat, dont l'activité cimentière est fortement consommatrice d'énergie, la flambée des cours du brut pèse mécaniquement sur les anticipations de coûts de production, notamment pour la cuisson du clinker. Ce facteur s'ajoute à un contexte de marché déjà tendu, avec un VIX qui demeure à un niveau élevé de 25,25 points.
Les prochaines échéances financières du groupe pourraient donner davantage de visibilité. L'assemblée générale est prévue le 10 avril, suivie de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre le 4 mai. Ces rendez-vous seront l'occasion d'évaluer l'impact concret de la conjoncture énergétique et géopolitique sur les marges opérationnelles du cimentier.