L'action Vinci rebondit sur son support à 110,55 €, RSI toujours à 31
Le titre du groupe de concessions et de construction résiste à la pression vendeuse qui affecte plusieurs places européennes ce vendredi, inscrivant un gain modeste dans une séance marquée par la décision de la BCE de relever son taux directeur à 2,50 %. Ce rebond partiel intervient après un repli de plus de 10 % sur un mois, qui a éloigné le cours de l'ensemble de ses moyennes mobiles de référence.
Un rebond technique limité sur un support fraîchement franchi à la baisse
Vinci gagne 1,18 % à 111,85 € en séance, reprenant une partie du terrain perdu la veille depuis son cours de clôture à 110,55 €. Ce niveau de 110,55 € correspond précisément au seuil de support identifié, que le titre avait enfoncé lors de la séance du 2 septembre, signalant alors une accélération de la glissade amorcée depuis plusieurs semaines. Le rebond du jour ramène certes le cours au-dessus de ce plancher, mais l'écart aux moyennes mobiles reste important : la MM20 est à 116,57 €, soit 4,05 % au-dessus du cours actuel, tandis que la MM50 culmine à 119,66 €, à 6,53 % de distance.
Quant à la MM200, elle se tient à 124,96 €, soit un écart de 10,49 % — une marque du chemin parcouru à la baisse depuis le début de l'été. Le RSI à 31 traduit une pression vendeuse persistante, sans atteindre les niveaux extrêmes de survente : la configuration reste fragile, le titre évoluant nettement sous l'ensemble de sa structure de moyennes mobiles.
Un environnement de taux et de conjoncture bâtiment défavorable qui pèse sur le moyen terme
La BCE a relevé hier son taux directeur de 25 points de base à 2,50 %, dans un contexte d'inflation tirée par l'énergie, avec un Brent qui recule de 3,44 % aujourd'hui à 103,93 dollars le baril après plusieurs semaines de forte tension. Pour un groupe comme Vinci, dont le financement de projets de long terme est sensible aux taux, ce resserrement monétaire alourdit la toile de fond. La conjoncture du secteur construction renforce cette prudence : le climat construction en France ressortait à -18,2 en août, avec des marchés conclus dans les travaux publics en recul de 27,6 % sur trois mois et des permis de logements en baisse de 8 % sur un an.
Du côté des éléments de fond, lors de la publication du S1 2026 le 29 juillet, le groupe anticipait une nouvelle progression de son chiffre d'affaires et de ses résultats, ainsi qu'un cash-flow libre pouvant atteindre 6 milliards d'euros. Ces orientations restent un repère, mais elles n'ont pas suffi à enrayer la correction boursière sur la période récente. La résistance suivante se situe à 126,80 €, très au-dessus du cours actuel.