L'action Viridien recule de 3,21 % à mi-journée après une semaine difficile
À la mi-journée ce vendredi 28 novembre 2025, l'action Viridien recule de 3,21 % à 88,90 euros face à un CAC 40 en légère hausse de 0,18 %. Ce repli s'inscrit dans un contexte de consolidation marquée sur les sept derniers jours, tandis que la valeur bénéficie toujours d'une dynamique de fond exceptionnelle depuis le début de l'année.
Le titre du spécialiste de l'exploration du sous-sol affiche une baisse de 3,21 % à 88,90 euros à la mi-séance, cédant 2,95 euros par rapport à la clôture de la veille à 91,85 euros. Les échanges demeurent modérés avec 0,43 % du capital échangé, dans un marché parisien orienté positivement, le CAC 40 gagnant 0,18 % à 8 114,45 points. Cette séance s'inscrit dans une séquence baissière de courte durée, le titre accusant un recul de 13,35 % sur les sept derniers jours.
Cette correction intervient toutefois après une envolée spectaculaire : sur trois mois, Viridien affiche encore une performance de 62,67 %, et sur un an, la progression atteint 124,1 %, surperformant nettement le CAC 40 qui progresse de 13,6 % sur la même période. Cette dynamique remarquable trouve son origine dans les résultats solides du troisième trimestre publiés fin octobre, avec une croissance du chiffre d'affaires de 27 % et une marge d'Ebitda ajusté de 53 %. La valeur évolue désormais au-dessus de ses moyennes mobiles de moyen et long terme, à 84,89 euros pour la MM50 et 64,68 euros pour la MM200, confirmant la solidité de la tendance de fond malgré la récente consolidation.
Sur le plan technique, les indicateurs révèlent une situation de court terme tendue après la récente correction. Le RSI s'établit à 25, signalant une situation de survente marquée qui pourrait annoncer un potentiel rebond technique si les acheteurs se manifestent. Cet indicateur, qui oscille habituellement entre 30 et 70 en conditions normales, témoigne d'une pression vendeuse intense ces derniers jours. Le titre teste actuellement la zone des 88,90 euros, non loin de la borne inférieure des bandes de Bollinger à 91,15 euros, signe que la volatilité récente a conduit le cours vers ses limites basses.
Le MACD affiche par ailleurs un histogramme négatif à -4,08, conséquence du croisement baissier entre la ligne MACD (2,87) et sa ligne de signal (6,95), confirmant la dynamique baissière de très court terme. Le seuil de support se situe à 69 euros, tandis que la résistance majeure est positionnée à 121,20 euros, marquant les amplitudes d'un titre qui affiche une volatilité mensuelle élevée de 36,76. La présence de trois positions courtes nettes représentant environ 0,74 % du capital témoigne d'une vigilance de certains opérateurs, bien que ces positions demeurent limitées.
Depuis mi-novembre, le groupe a annoncé la dissociation de ses fonctions de gouvernance, Sophie Zurquiyah demeurant présidente non exécutive tandis qu'un nouveau directeur général sera nommé à partir de juin 2026. Cette réorganisation n'a toutefois pas été présentée comme un catalyseur négatif par le marché. La correction actuelle s'apparente davantage à une phase de digestion après l'envolée de plus de 50 % observée en novembre, période durant laquelle le titre a largement dépassé les objectifs moyens des analystes.
Les investisseurs surveillent désormais la capacité du titre à stabiliser ses niveaux de cours, dans un contexte où la société a réitéré son objectif de cash-flow net de 100 millions de dollars pour l'ensemble de l'exercice 2025. Le carnet de commandes robuste et la dynamique de réduction de l'endettement constituent des éléments structurels favorables, mais la valorisation atteinte après la forte hausse de l'automne incite à la prudence à court terme. Les niveaux techniques actuels seront scrutés pour déterminer si la consolidation se poursuit ou si un rebond technique se matérialise.