L'action Vivendi cède 2,5 % et repasse sous sa MM50, le support de 2,07 € en vue
Le titre Vivendi recule nettement en début d'après-midi sur la place de Paris, dans un marché parisien à peine baissier. Le mouvement efface la tentative de reprise amorcée en début de semaine et ramène le cours sous plusieurs repères techniques court terme.
Le titre lâche sa moyenne mobile à 50 jours et s'éloigne du seuil des 2,20 €
L'action Vivendi perd 2,46 % à 2,14 € en séance, contre 2,20 € la veille. Le repli ramène le cours sous la MM50 (2,18 €), franchie à la hausse il y a quelques jours, et creuse l'écart avec la MM20 à 2,25 € (-4,71 %). La MM200 reste très au-dessus, à 2,44 €, soit un retard de plus de 12 % qui traduit la tendance baissière de fond installée depuis l'an dernier (-26 % sur douze mois). Le RSI à 50 reste neutre et n'envoie pas de signal d'épuisement, tandis que le support identifié à 2,07 € constitue le prochain repère en cas de prolongation du mouvement.
Le SBF 120 ne cède que 0,17 % dans le même temps, ce qui souligne la sous-performance du jour. La séance précédente avait permis au titre de repasser au-dessus de sa MM50 à la faveur d'un rebond de 1,5 %, gain désormais effacé. Sur trois mois, la performance reste positive (+9,67 %), mais le titre peine à confirmer une dynamique de redressement durable.
Le contentieux Bolloré-CIAM continue de structurer le dossier en arrière-plan
Le dossier judiciaire opposant le fonds activiste CIAM à Vincent Bolloré reste la toile de fond du dossier. Fin mai, la production devant la cour d'appel de Paris d'un email interne du groupe Bolloré daté de 2017, intitulé « Contrôle de fait du Groupe Bolloré sur Vivendi », avait relancé les spéculations autour d'une éventuelle OPA forcée bénéficiant aux actionnaires de la scission de fin 2024. Plus récemment, le groupe a aussi annoncé son intention de saisir la CJUE, après le rejet le 3 juin par le Tribunal de l'UE de son recours contre une demande de renseignements de la Commission européenne dans l'enquête sur la reprise de Lagardère.
Ces deux volets contentieux entretiennent une volatilité erratique du titre, sans visibilité claire sur leur dénouement. Le support des 2,07 € reste le niveau technique à surveiller pour jauger la solidité du plancher de mai.