Vivendi : la cour d’appel de Paris juge que Vincent Bolloré et Bolloré SE n’exercent pas le contrôle
La cour d’appel de Paris a statué que Vincent Bolloré et Bolloré SE n’exercent pas le contrôle sur Vivendi SE au sens de l’article L.233-3 du Code de commerce. Cette décision confirme l’analyse de la Cour de cassation, qui avait partiellement annulé en novembre 2025 un précédent arrêt de la cour d’appel de Paris.
La cour valide l’absence de contrôle de Vincent Bolloré et Bolloré SE
La cour d’appel de Paris, réunie dans une composition différente, a tranché sur la question du contrôle de Vivendi par Vincent Bolloré et Bolloré SE. Selon la décision rendue, ni Vincent Bolloré ni Bolloré SE n’exercent le contrôle sur le groupe au sens de l’article L.233-3 du Code de commerce. Cette décision fait suite à l’arrêt de la Cour de cassation du 28 novembre 2025, qui avait partiellement annulé une première décision de la cour d’appel de Paris datée du 22 avril 2025. Les hauts magistrats avaient alors estimé que la cour d’appel avait commis, par une mauvaise interprétation, une violation de la loi en concluant à l’exercice du contrôle par Vincent Bolloré et Bolloré SE.
La composition du portefeuille de Vivendi
Vivendi s’est établi comme un acteur du contenu, des médias et du divertissement, rassemblant un portefeuille d’actifs cotés et non cotés, chacun leader sur son marché. Le groupe détient 100 % de Gameloft, éditeur de jeux vidéo multi-plateformes, et 100 % de V Collection, qui ambitionne de devenir une référence dans les contenus de luxe médiatique et culturel en France et à l’international. Vivendi dispose également de participations minoritaires dans plusieurs sociétés cotées : Universal Music Group et Banijay Group dans le contenu et le divertissement, MediaForEurope et Prisa dans les médias et télécommunications. Le groupe détient aussi des intérêts dans l’édition et le travel retail via Lagardère, ainsi que dans l’édition avec Prisma Group.