L'action Vivendi plonge de 11,5 % et signe la pire baisse du SBF 120
L'action Vivendi subit un décrochage brutal sur la place de Paris, dans un marché parisien lourdement chahuté par les tensions géopolitiques. Le titre du groupe contrôlé par la famille Bolloré efface en une seule séance les tentatives de rebond des dernières semaines et se retrouve au plus bas du classement de l'indice élargi.
Un décrochage qui envoie Vivendi en queue du SBF 120 et casse le support des 2,11 €
L'action Vivendi plonge de 11,46 % à 1,946 € à la mi-journée, contre 2,198 € la veille. Le titre est lanterne rouge du SBF 120, loin devant les autres baisses de la séance (Société Générale à -5,67 %, Air France-KLM à -5,02 %). Le mouvement s'inscrit dans un environnement de marché nettement dégradé, avec un CAC 40 qui cède 2,24 % et un VIX en hausse de plus de 20 % à 18,7, sur fond d'escalade entre Washington et Téhéran. La séance a vu le support des 2,11 € enfoncé en cours de matinée, le cours restant sous ce niveau à la mi-journée.
Le repli du jour porte à près de 10 % la baisse hebdomadaire du titre et à 31,6 % sa perte sur un an. La chute du jour intervient au lendemain d'un repli de 3,5 % déjà enregistré la veille, documenté dans la brève de mardi. La séquence efface intégralement le bond de plus de 4 % du 6 juillet et ramène l'action à un niveau qu'elle n'avait plus touché depuis le printemps.
Un cours qui s'enfonce sous ses trois moyennes mobiles, à près de 20 % de la MM200
Le décrochage aggrave un décalage technique déjà marqué. Le cours passe désormais 12,3 % sous la moyenne mobile à 20 jours (2,22 €) et 10,7 % sous la MM50 (2,18 €), après avoir enfoncé successivement ces deux repères ces dernières semaines. L'écart le plus significatif reste celui à la MM200, à 2,42 €, soit 19,6 % au-dessus du cours actuel : un repère de tendance longue que le titre n'a plus retrouvé depuis plusieurs mois.
Le RSI à 46 reste pourtant dans une zone neutre, signe que la mécanique baissière n'a pas encore basculé en configuration de survente marquée malgré l'ampleur du mouvement. En arrière-plan, le dossier judiciaire reste vivace : le groupe a annoncé mi-juin son intention de saisir la Cour de justice de l'Union européenne après un arrêt défavorable du Tribunal de l'UE dans l'affaire Lagardère. Prochain repère à surveiller pour le titre : le comportement du cours autour du support enfoncé des 2,11 €, désormais transformé en résistance immédiate.