Monni : revenus en repli à 7,3 M€ au premier semestre
Monni a clôturé le premier semestre 2026 sur un bénéfice net de 0,9 million d'euros, dans ses premiers comptes consolidés établis selon les normes comptables belges. Depuis son passage vers Euronext Growth Brussels le 26 juin 2026, le groupe publie ses comptes consolidés selon les normes belges (BE GAAP) et non plus selon les IFRS. Cette bascule réduit mécaniquement le chiffre d'affaires affiché et modifie plusieurs postes du bilan, sans effet sur la trésorerie. Elle intervient alors que les revenus reculent sur un an, en partie sous l'effet d'un assainissement du portefeuille clients engagé dès 2025.
Revenus à 7,3 millions d'euros, résultat net de 0,9 million
Sur les six premiers mois de 2026, Monni a enregistré des produits d'exploitation de 7,3 millions d'euros, contre 8,5 millions d'euros sur la même période de 2025, cette base 2025 étant retraitée selon les mêmes normes belges. Le segment terminaux et autorisations a représenté 5,8 millions d'euros (contre 6,7 millions), et le logiciel 1,5 million d'euros (contre 1,8 million). L'EBITDA s'est établi à 1,8 million d'euros, contre 2,3 millions un an plus tôt. Le résultat d'exploitation s'est établi à 1,1 million d'euros (contre 1,7 million au premier semestre 2025) et le résultat net à 0,9 million d'euros (contre 1,2 million). Les charges d'exploitation ont diminué de 6,8 à 6,1 millions d'euros. Selon le groupe, cette baisse a été réalisée malgré les coûts liés à sa transformation, dont le changement de nom vers Monni, le passage vers Euronext Growth Brussels, le développement en vue d'obtenir l'agrément d'établissement de paiement et la mise en place d'un nouveau progiciel de gestion (ERP).
L'assainissement du portefeuille clients pèse sur les revenus
La baisse du chiffre d'affaires reflète notamment l'impact de l'assainissement du portefeuille clients déjà mené en 2025, avec la résiliation de contrats de clients présentant des retards de paiement structurels, dans le cadre d'un suivi plus strict du crédit et des créances. Le groupe indique que les activités commerciales sous-jacentes montrent à nouveau une évolution positive, avec une base installée qui recroît, une hausse du nombre de nouveaux contrats clients et une amélioration de la qualité des revenus récurrents. Les activités françaises ont connu un repli de revenus lié à l'arrêt temporaire des services de paiement fractionné (« buy now, pay later ») sous marque propre. Au premier semestre, 2,0 millions d'euros de créances commerciales ont été définitivement passés en pertes, imputés sur la réduction de valeur constituée fin 2025. Les réductions de valeur restantes sur créances commerciales s'élèvent à 1,3 million d'euros, la gestion des débiteurs demeurant, selon le groupe, un point d'attention.
Participation dans Posbel, trésorerie à 6,1 M€ après le dividende
Le groupe a acquis une participation de 25 % dans Posbel, comptabilisée selon la méthode de mise en équivalence, si bien que le chiffre d'affaires de Posbel n'entre pas dans celui du groupe. Une partie du prix d'acquisition a été réglée au closing, le solde étant dû avant le 31 décembre 2026. Sur le plan financier, les capitaux propres ont progressé à 15,4 millions d'euros, contre 14,4 millions d'euros au 31 décembre 2025. La trésorerie et les placements à terme s'établissent à 6,1 millions d'euros, en baisse de 3,13 millions d'euros sur le semestre. Le groupe attribue cette diminution au versement du dividende 2025 (4,05 millions d'euros), à l'investissement dans Posbel et au lancement de la marque Monni, alors que le flux de trésorerie d'exploitation a atteint 2,79 millions d'euros sur la période. Le passage aux normes belges modifie par ailleurs la comparaison des capitaux propres : au 31 décembre 2025, ils s'établissaient à 28,3 millions d'euros sous IFRS contre 14,4 millions d'euros sous BE GAAP, un écart que le groupe rattache uniquement au changement de référentiel comptable, sans effet sur la trésorerie ni traduction d'une dégradation de l'activité.