NOS : chiffre d'affaires en hausse de 5,1 % au troisième trimestre, la marge d'EBITDA recule de 1,8 point
Au troisième trimestre 2026, NOS a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 480,6 M€, en hausse de 5,1 %. Ce montant dépasse la moyenne de 465 M€ attendue par les trois analystes du consensus.
La croissance ne s'est toutefois que partiellement transmise à l'EBITDA, en hausse de 1,3 % à 225,6 M€, et la marge d'EBITDA recule de 1,8 point, à 46,9 %.
Le bénéfice net a en revanche progressé de 35,3 %, à 88,3 M€, sous l'effet de la baisse des amortissements et des frais financiers.
Le directeur général, Miguel Almeida, met en avant la génération de trésorerie : « Notre priorité donnée à l'exécution opérationnelle, combinée à la fin du cycle d'investissement intensif dans l'expansion du réseau, se traduit par une croissance soutenue du free cash-flow. »
La revente d'équipements soutient les ventes et dilue la marge
Le recul de la marge tient à la composition de la croissance. Les charges opérationnelles hors amortissements ont augmenté de 8,7 %, à 255,0 M€. Le groupe l'explique par le poids accru de la revente d'équipements et de licences, moins rentable, dans l'unité entreprises et dans l'informatique, ainsi que par la hausse des coûts de l'énergie.
Selon NOS, ces deux facteurs expliquent le repli de la marge d'EBITDA des télécoms de 0,4 point, à 51,0 %, et celui de l'informatique de 1,5 point, à 11,9 %. L'EBITDA après loyers (EBITDA AL) progresse de 2,3 %, à 193,1 M€, avec une marge d'EBITDA AL en baisse de 1,1 point, à 40,2 %.
Le troisième trimestre accentue les deux mouvements observés sur le cumul. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires augmente de 2,3 %, à 1 399,1 M€, et la marge d'EBITDA recule de 0,2 point, à 45,4 %.
L'informatique et le cinéma portent la croissance, les télécoms stables
Les télécoms, qui forment l'essentiel de l'activité, enregistrent un chiffre d'affaires de 397,4 M€, en baisse de 0,3 %. L'unité grand public est stable, à 291,2 M€, et l'unité entreprises progresse de 4,0 %, à 79,8 M€.
À l'inverse, les activités de gros et autres reculent de 13,6 %, à 26,5 M€, en raison de changements de modèles qui réduisent simultanément revenus et coûts.
La base de services télécoms a gagné 111 000 unités sur le trimestre, à 11,079 millions. L'unité grand public en a ajouté 101 400 et l'unité entreprises 9 600, le mobile ayant bénéficié de la période des vacances d'été.
La croissance provient surtout des deux autres segments. Le chiffre d'affaires de l'informatique progresse de 39,2 %, à 58,8 M€, tiré par les ventes d'équipements et de licences (+137,3 %, à 25,9 M€) liées à des projets de plus grande taille livrés sur la période. Les services informatiques gagnent 5,1 %, à 32,9 M€.
Le cinéma et l'audiovisuel augmentent de 36,7 %, à 35,3 M€, avec 2,8 millions de billets vendus, soit une hausse de 43,8 %. L'EBITDA du segment progresse de 32,5 %, à 15,9 M€.
La baisse des investissements accroît la génération de trésorerie
L'écart entre l'évolution de la marge et celle du bénéfice net se forme sous l'EBITDA. Les amortissements ont diminué de 13,7 M€, à 119,1 M€. Cette baisse s'explique en partie par le moindre niveau d'investissement et par une dépréciation exceptionnelle de 10,4 M€ enregistrée un an plus tôt.
Les frais financiers nets ont reculé de 2,8 M€, à 14,3 M€, et la contribution des sociétés associées a augmenté de 3,6 M€. Le résultat d'exploitation (EBIT) progresse ainsi de 18,0 %, à 105,7 M€.
Les investissements hors contrats de location reculent de 8,4 %, à 83,8 M€, les réseaux fixes et mobiles de nouvelle génération approchant d'une couverture nationale. Ceux des télécoms représentent 19,4 % du chiffre d'affaires du segment, contre 21,4 % un an plus tôt. L'EBITDA AL, diminué des investissements, progresse de 12,5 %, à 109,3 M€.
Le free cash-flow total avant dividendes atteint 106,3 M€, contre 51,2 M€. Il intègre 13,4 M€ d'encaissements liés à des procédures judiciaires ainsi que des remboursements d'impôt : les impôts payés reviennent à 0,7 M€, contre 38,6 M€. Hors éléments non récurrents, il progresse de 11,6 %, à 78,6 M€.
La dette financière nette s'établit à 975 M€. Elle représente 1,4 fois l'EBITDA après loyers, contre 1,62 fois un an plus tôt, après le refinancement de 380 M€ réalisé en septembre sur des maturités de 4 à 6 ans.
Sur neuf mois, l'EBITDA AL, diminué des investissements, progresse de 14,8 %, à 282,1 M€. Le free cash-flow hors éléments non récurrents augmente de 14,4 %, à 220,5 M€, soit une hausse plus rapide que celle de l'EBITDA consolidé (+1,9 %).