Paris confie son principal réseau de chaleur à Dalkia et met fin au contrat centenaire d'Engie
Le 26 novembre 2025, la Ville de Paris a attribué l'exploitation de son réseau de chaleur urbain à Dalkia, filiale d'EDF, écartant ainsi Engie qui assurait cette mission depuis plus d'un siècle. Ce contrat stratégique porte sur la gestion et la modernisation d'une infrastructure qui alimente une grande partie de la capitale française. La décision marque un tournant majeur dans la politique énergétique parisienne et met un terme au partenariat historique entre la municipalité et l'énergéticien.
L'offre de Dalkia a été officiellement retenue par la Ville de Paris pour gérer le réseau de chaleur urbain de la capitale, infrastructure essentielle qui dessert des milliers de logements, bâtiments publics et entreprises. Cette décision intervient après un appel d'offres qui a vu Engie, opérateur en place depuis plus de 100 ans, être écarté au profit de son concurrent. Le contrat englobe non seulement l'exploitation quotidienne du réseau mais également sa modernisation, un enjeu crucial dans le cadre de la transition énergétique et des objectifs de décarbonation de Paris. Pour Engie, cette perte représente un revers significatif puisqu'elle met fin à un partenariat séculaire avec la capitale française sur l'un de ses principaux réseaux de distribution de chaleur.
Ce revers pour Engie intervient alors que le groupe poursuit par ailleurs sa stratégie de diversification et de développement dans les énergies renouvelables. Sur les neuf premiers mois de 2025, l'énergéticien a publié un chiffre d'affaires de 52,8 milliards d'euros, en légère hausse de 0,2%, et un EBITDA de 10,8 milliards d'euros. Le groupe a récemment signé plusieurs contrats d'achat d'électricité renouvelable de grande envergure, notamment avec Meta pour un projet de 600 MW au Texas et avec Apple pour 173 MW en Italie sur 15 ans. Ces initiatives s'inscrivent dans la volonté d'Engie de renforcer sa présence dans les solutions énergétiques durables et le stockage par batteries, avec un portefeuille de 55 GW de capacités renouvelables installées et 6 GW en construction. La perte du réseau de chaleur parisien contraste toutefois avec cette dynamique commerciale positive dans d'autres segments d'activité.