Paulic Meunerie : perte de 58 k€ au premier semestre 2026 malgré une marge brute en hausse de 9 %
Paulic Meunerie a publié le 29 octobre 2026 des comptes semestriels dans lesquels l'amélioration de la marge brute n'a pas compensé la hausse des charges opérationnelles. Le résultat net consolidé ressort à -58 k€ au premier semestre 2026, contre un bénéfice de 93 k€ un an plus tôt.
Le meunier breton, coté sur Euronext Growth Paris, a dans le même temps réduit de 11 % son endettement financier net, à 5,1 M€. La direction explique la progression des charges notamment par des recrutements anticipés en prévision de nouveaux contrats, alors qu'elle fait état de discussions avancées avec de nouveaux acteurs industriels.
Chiffre d'affaires en recul de 4,4 %, taux de marge brute porté à 38 %
Sur les six mois clos au 30 juin 2026, le chiffre d'affaires s'établit à 8,3 M€ (8 314 k€), contre 8 693 k€ un an plus tôt, soit un recul de 4,4 %. Les volumes commercialisés atteignent 18 055 tonnes, en baisse de 2,5 %.
Selon la société, l'activité du deuxième trimestre a été pénalisée par un décalage de livraisons chez un grand compte, après un premier trimestre qualifié de dynamique. La normalisation des cours des céréales a également pesé sur les prix de vente.
La marge brute progresse en revanche de 9 %, à 3,16 M€ contre 2,91 M€, et son taux passe de 33 % à 38 % du chiffre d'affaires. Le groupe cite notamment une politique d'achats ajustée et des opportunités saisies sur certains lots de blé, ce chiffre intégrant la hausse des coûts logistiques.
Les charges opérationnelles passent de 3,0 M€ à 3,4 M€
L'excédent brut d'exploitation recule de 12 %, à 0,57 M€ contre 0,65 M€ au premier semestre 2025. Les charges opérationnelles progressent à 3,4 M€, contre 3,0 M€ un an plus tôt, principalement sous l'effet des charges de personnel, passées de 984 k€ à 1 149 k€.
La hausse des charges de personnel est liée, selon la société, à des doublons temporaires dans la préparation de départs en retraite et à des recrutements anticipés en prévision de nouveaux contrats. S'y ajoutent une augmentation des dépréciations de créances clients et des dépenses de modernisation des équipements de production.
Le résultat d'exploitation ressort à l'équilibre, à 7 k€, contre 218 k€ un an plus tôt. Après un résultat financier négatif de 70 k€ et un produit d'impôt de 6 k€, le résultat net consolidé s'établit à -58 k€. Les comptes n'ont fait l'objet ni d'un audit ni d'un examen limité.
Par ailleurs, la société conteste une proposition de rectification d'environ 0,45 M€ adressée par l'administration fiscale au titre du crédit d'impôt recherche. Aucune notification de paiement n'a été reçue à ce jour, et aucune provision pour risques n'a été comptabilisée compte tenu des incertitudes entourant l'issue de la procédure.
Endettement net réduit à 5,1 M€, discussions avancées avec des industriels
L'endettement financier net s'élève à 5,1 M€ au 30 juin 2026, contre 5,7 M€ fin 2025, soit une baisse de 11 %. Il représente 72,8 % des capitaux propres, eux-mêmes à 7,0 M€ contre 7,1 M€, après 80,4 % au 31 décembre 2025. La trésorerie s'établit à 0,05 M€.
Pour le second semestre, le groupe indique concentrer ses efforts sur l'accélération du développement commercial, le renforcement des activités récurrentes à plus forte valeur ajoutée et l'optimisation de l'outil industriel. Il mène des discussions avancées avec de nouveaux acteurs industriels, dont la concrétisation permettrait, selon lui, d'accroître progressivement le taux de saturation de son outil.
« Nous poursuivons nos investissements dans notre outil de production, nos équipes et nos filières agricoles locales », a déclaré Jean Paulic, président du groupe, qui évoque aussi une progression des farines de sarrasin et de riz parmi les débouchés.
Sur le semestre, Paulic Meunerie a ainsi conjugué un taux de marge brute porté à 38 % et des charges opérationnelles en hausse à 3,4 M€, qui ramènent son résultat d'exploitation à 7 k€ contre 218 k€ un an plus tôt.