Poujoulat vise 375 à 380 M€ en 2026/2027, porté par le Bois-énergie
Poujoulat retrouve du tonus au premier trimestre 2026/2027, mais l'embellie reste inégale selon les divisions. Le groupe voit émerger une source de croissance alternative (Bois-énergie) tandis que son cœur historique (Conduits de cheminée, Cheminées industrielles) peine à s'affirmer, contrebalancé par des risques de coûts liés aux tensions géopolitiques. Cette redistribution des forces explique une guidance annuelle prudente : le groupe vise une croissance « sensible » pour l'exercice 2026/2027, soit un chiffre d'affaires compris entre 375 et 380 M€, ce qui représenterait une hausse de 6,8 % à 8,3 % par rapport aux 351 M€ de 2025/2026.
Bois-énergie en forte accélération, conduits de cheminée toujours sous pression
Le premier trimestre témoigne d'une redistribution des performances au sein du portefeuille de Poujoulat. Le segment Bois-énergie affiche une dynamique de commandes remarquable, avec des prises de commandes en hausse de 50 % sur l'exercice précédent, accompagnées d'une augmentation nette des capacités de production au sein des usines (Bois Factory). Cette accélération s'appuie sur des gains réels de parts de marché et une demande client croissante.
À l'inverse, le segment historique des Conduits de cheminée demeure affaibli. L'activité reste en retrait en raison d'une dynamique immobilière stagnante et d'un ralentissement dans la rénovation. Des signaux de reprise apparaissent toutefois à l'export, certains marchés affichant une bonne traction. Les Cheminées industrielles connaissent une activité plus soutenue avec des prises de commandes bien orientées, créant une base pour les mois à venir.
Guidance modérée, vigilance explicite sur les coûts
Pour l'exercice 2026/2027, Poujoulat anticipe un chiffre d'affaires compris entre 375 et 380 M€, traduisant une croissance sensible de 6,8 % à 8,3 % par rapport à 2025/2026. Cette guidance reste encadrée par deux variables : d'une part, la reprise progressive attendue du segment Conduits de cheminée et Cheminées industrielles, dont le calendrier reste flou ; d'autre part, l'évolution des tensions géopolitiques et leur impact sur les coûts de production, facteur de vigilance explicite selon Frédéric Coirier, PDG du groupe.
Le groupe entend maintenir un équilibre entre ambition de croissance et maîtrise des risques, l'objectif affirmé de « résultats positifs » pour l'exercice traduisant une priorité de retour à la profitabilité après une rentabilité en nette baisse en 2025/2026.