Sapmer cède ses trois thoniers français à la CFTO et se recentre sur les TAAF
L'armateur réunionnais Sapmer a transféré la propriété de ses trois thoniers sous pavillon français à la Compagnie Française du Thon Océanique. Cette cession recentre le groupe sur son activité de pêche dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Trois thoniers repris par la filiale de P&P Thon
Sapmer a annoncé le 9 septembre 2026 la cession de ses trois thoniers sous pavillon français, le Franche Terre, le Bernica et le Dolomieu, à la Compagnie Française du Thon Océanique (CFTO), filiale de P&P Thon.
Les accords définitifs ont été signés le 14 août 2026 et la livraison des navires est intervenue le 9 septembre 2026. Les conditions financières de la transaction ne sont pas communiquées.
Maintien des antériorités de pêche et transfert des contrats de travail
Outre la reprise des navires, l'opération prévoit le maintien du bénéfice des antériorités de pêche liées à l'exploitation de ces unités, conformément aux dispositions du Code rural et de la pêche maritime, ainsi que le transfert des contrats de travail des personnels embarqués.
Selon la société, l'opération vise à assurer la continuité de la pêche thonière française et à préserver les savoir-faire et les emplois embarqués associés. Elle a reçu un avis favorable des instances représentatives du personnel, à l'issue des consultations menées dans le respect des procédures applicables.
Recentrage sur la légine et la langouste dans les TAAF
Sapmer se recentre désormais sur ses activités de pêche australe dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), en particulier la pêche à la légine (Kerguelen et Crozet) et à la langouste (Saint-Paul et Amsterdam).
« Cette opération constitue une étape structurante pour le développement de l'entreprise. Sapmer poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de focalisation sur sa pêche à la légine et à la langouste dans les TAAF », a indiqué Adrien de Chomereau, directeur général de Sapmer. Créé en 1947, l'armateur réunionnais est coté sur Euronext Growth et ses pêcheries australes sont certifiées MSC.