Sartorius Stedim Biotech : un T1 solide à 762 M€, mais les marges résistent à peine
Sartorius Stedim Biotech a démarré 2026 en ligne avec ses attentes, enregistrant une croissance de 7,9 % de son chiffre d'affaires à taux de change constant au premier trimestre, portée par la dynamique de ses consommables. Pour autant, la marge EBITDA courante recule légèrement à 30,7 % contre 30,8 % un an plus tôt, reflet des pressions liées aux droits de douane et à l'environnement macroéconomique. La direction a maintenu l'intégralité de sa guidance annuelle, anticipant une croissance comprise entre 6 et 10 % pour l'ensemble de 2026.
Un trimestre de croissance porté par les consommables, mais les équipements restent atones
Au cours des trois premiers mois de l'exercice 2026, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 762 millions d'euros, en hausse de 7,9 % à taux de change constant par rapport au même trimestre de l'année précédente. Cette progression a été largement alimentée par l'activité récurrente liée aux consommables destinés à la fabrication de produits biopharmaceutiques. En revanche, l'activité équipements de bioprocédés a affiché la volatilité attendue. Géographiquement, toutes les régions ont contribué positivement : la région EMEA a progressé de 9,1 % à taux de change constant pour atteindre 338 millions d'euros, les Amériques ont enregistré une hausse de 5,6 % à 261 millions d'euros, et l'Asie-Pacifique a augmenté de 9,4 % pour atteindre 162 millions d'euros. En données publiées, la croissance du chiffre d'affaires s'est établie à 2,3 %, pénalisée par des effets de change défavorables.
Rentabilité stable mais comprimée par les droits de douane et les tensions externes
L'EBITDA courant du groupe a progressé de 1,9 % pour atteindre 233 millions d'euros au premier trimestre, tandis que la marge EBITDA courante s'est établie à 30,7 %, en léger recul par rapport aux 30,8 % enregistrés à la même période de l'année précédente. Les effets de volume positifs et les économies d'échelle ont été en partie contrebalancés par les effets du mix produit et les impacts liés aux droits de douane. Le résultat net courant a atteint 114 millions d'euros, comparé à 113 millions d'euros un an plus tôt. Le résultat net courant par action s'élève à 1,17 euro (1,16 euro précédemment) et le résultat net par action à 0,91 euro (0,88 euro précédemment). En parallèle, le groupe a poursuivi ses investissements dans l'infrastructure globale de recherche et de production, avec des dépenses d'investissement atteignant 70 millions d'euros contre 65 millions d'euros l'année précédente, soit un ratio de 9,1 % du chiffre d'affaires.
Guidance 2026 maintenue : croissance de 6 à 10 % attendue, marge en amélioration
La direction a confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2026, tablant sur une augmentation du chiffre d'affaires comprise entre 6 et 10 % à taux de change constant, dont une contribution d'environ 1 point de pourcentage provenant des surtaxes douanières américaines. La croissance sera principalement tirée par l'activité consommables, tandis que l'activité équipements devrait rester au moins stable. La marge EBITDA courante devrait augmenter pour atteindre un peu plus de 31 %, portée par les effets de volume et d'échelle. Le ratio endettement net sur EBITDA courant devrait rester légèrement supérieur à 2, comparé à 2,38 à la fin de 2025. Le groupe anticipe également que le ratio des dépenses d'investissement par rapport au chiffre d'affaires restera similaire à celui de 2025 (13,3 %). Ces perspectives reflètent, selon la direction, les fondamentaux solides du marché biopharmaceutique, bien que l'entreprise opère dans un contexte de volatilité accrue liée aux tensions géopolitiques et aux incertitudes macroéconomiques.