SCOR récompense des travaux de recherche en actuariat dans six pays européens
Le réassureur SCOR a décerné ses prix annuels de l'actuariat dans six pays européens en 2025, récompensant des recherches portant notamment sur le changement climatique, l'assurance maladie et la modélisation des risques, indique le groupe dans un communiqué.
Une initiative de près de trente ans pour promouvoir la recherche
Selon le communiqué, SCOR attribue depuis près de trois décennies des prix destinés à promouvoir le développement de la science actuarielle et à encourager la recherche dans la gestion des risques. En 2025, les prix ont été décernés en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie, en Suède et en Suisse. En France, le prix est financé par la Fondation d'entreprise SCOR pour la Science, présidée par Pierre-André Chiappori. Les jurys sont composés de chercheurs et de professionnels reconnus dans les secteurs de l'assurance, de la réassurance et de la finance. Les lauréats sont sélectionnés en fonction de leur maîtrise des concepts actuariels, de la qualité de leurs instruments d'analyse et de l'originalité de leurs travaux.
Des recherches axées sur les enjeux contemporains
Parmi les travaux primés figurent plusieurs thèmes d'actualité, précise l'entreprise. En Suisse, le prix a été attribué à Ivan Alexis Fonseca Diaz pour sa thèse sur les systèmes de sécurité sociale dans le contexte du changement climatique. En Suède, Erik Alpsten a été récompensé pour son mémoire sur la valorisation dynamique des passifs d'assurance. En Espagne, le premier prix est revenu à Maria José Preciado Leyva pour un travail sur la soutenabilité sociale de l'assurance maladie avec réserves de vieillissement, tandis que le deuxième prix a été décerné à Raúl Alonso Cancino Reyes pour des modèles d'intelligence artificielle appliqués à l'alerte précoce du risque bancaire.
Trois lauréats en Allemagne et distinctions en France et en Italie
En Allemagne, trois prix ont été remis, indique SCOR. Theis Bathke a obtenu le premier prix pour sa thèse sur la modélisation non markovienne en assurance vie, Sascha Günther le deuxième pour ses travaux sur le risque lié aux taux d'intérêt et à la mortalité, et Constantin Siggelkow le troisième pour une thèse sur l'affacturage des PME. En France, Samuel Stocksieker a reçu le Prix des Jeunes docteurs pour sa thèse sur l'apprentissage automatique appliqué aux données déséquilibrées, tandis que Pauline Chauveau a obtenu le Prix des Jeunes actuaires pour un mémoire sur l'impact de la conjoncture économique sur l'activité d'un assureur-crédit. En Italie, deux prix ont été décernés pour des travaux portant sur l'assurance des catastrophes naturelles et les mesures de garantie à long terme.