Stellantis recule de 1,07 % jeudi et teste son support majeur à 8,68 euros
Stellantis recule de 1,07 % jeudi 15 janvier à 8,67 euros et teste son support majeur à 8,68 euros, dans un contexte de révisions d'objectifs d'analystes contrastées, Bernstein ayant relevé la veille son objectif à 8,50 euros tandis que le RSI reste en zone de survente à 31.
Un repli technique marqué vers le seuil critique des 8,68 euros
L'action Stellantis affiche un recul de 1,07 % à la mi-journée de ce jeudi 15 janvier, s'établissant à 8,67 euros contre 8,76 euros la veille. Cette baisse s'inscrit dans une dynamique hebdomadaire négative avec un repli de 6,57 % sur sept jours, tandis que le bilan annuel demeure lourdement pénalisé avec une chute de 28,31 %, illustrant les difficultés persistantes du constructeur franco-italo-américain dans un secteur automobile en profonde mutation.
Le cours évolue désormais juste au niveau de son support majeur à 8,68 euros, seuil technique dont le franchissement pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pressions vers la moyenne mobile 200 jours à 8,69 euros. L'indice de force relative se maintient à 31, en zone de survente marquée, témoignant d'un épuisement technique persistant depuis plusieurs semaines. Ce positionnement sous les moyennes mobiles courtes, notamment la MM50 à 9,32 euros, constitue un signal de faiblesse à court terme, même si le niveau actuel peut historiquement annoncer un rebond technique lorsque les fondamentaux se stabilisent. Le Chaikin Money Flow affiche un niveau profondément négatif à moins 0,34, confirmant des sorties de capitaux continues sur le titre.
Révisions d'analystes contrastées dans l'attente du plan stratégique 2026
La veille, le 14 janvier, Bernstein a relevé son objectif de cours à 8,50 euros contre 8 euros auparavant, tout en maintenant sa recommandation de performance de marché. Cette révision intervient quelques jours après celles de HSBC, qui a porté son objectif à 10 euros le 13 janvier, et de Jefferies à 13 euros le 9 janvier avec une recommandation d'achat. À l'inverse, Barclays a abaissé le sien à 10 euros, illustrant la fragmentation des opinions sur la capacité de redressement du groupe automobile.
Ces divergences reflètent les incertitudes entourant la stratégie du nouveau directeur général Antonio Filosa, qui a qualifié 2026 d'année d'exécution lors de déclarations récentes. Le groupe a publié le 13 janvier son calendrier financier 2026, avec les résultats annuels 2025 prévus le 26 février et l'assemblée générale le 14 avril, rendez-vous qui permettront d'y voir plus clair sur les perspectives du constructeur. Dans ce contexte, le marché reste en attente du plan stratégique qui doit être dévoilé au premier semestre 2026 et qui devra clarifier l'avenir des 14 marques du groupe, dans un environnement marqué par la transition vers l'électrification et une concurrence chinoise croissante sur le marché européen.