Ubisoft Entertainment : l'action s'effondre de 34% après un avertissement majeur sur résultats
L'action Ubisoft Entertainment s'effondre de 34% à 4,35 euros ce jeudi 22 janvier, suite à l'annonce d'une révision drastique de ses prévisions 2025-2026 avec des net bookings attendus à 1,5 milliard d'euros et un EBIT non-IFRS d'environ -1 milliard d'euros. Cette chute historique fait suite à un communiqué publié mercredi soir révélant une restructuration majeure autour de cinq Creative Houses, l'annulation de six jeux et la fermeture de plusieurs studios.
Déroute boursière après un avertissement sans précédent
L'action UBISOFT ENTERTAIN a ouvert ce jeudi 22 janvier à 5,26 euros, en chute immédiate de plus de 20% par rapport à la clôture de la veille à 6,63 euros. Le titre s'est effondré de 34% en séance à 4,35 euros, sa plus faible cotation depuis plus de dix ans. La valorisation du groupe chute ainsi à 606 millions d'euros, contre plus d'1,5 milliard un an plus tôt. La part de capital échangée atteint 4,57%, témoignant de l'ampleur des mouvements de liquidation. Oddo BHF parle d'ailleurs d'un « méga profit warning" dans une note. Cette dégringolade intervient après la publication mercredi soir d'un communiqué annonçant une refonte organisationnelle majeure et une révision drastique des objectifs financiers pour l'exercice 2025-2026.
Restructuration massive et révision financière brutale
L'éditeur français procède à une réorganisation en cinq divisions créatives, annonce l'annulation de six jeux (dont un remake de Prince of Persia), et le report de sept projets. Pour 2025-26, le groupe vise désormais un carnet de commandes d'environ 1,5 milliard d'euros, impliquant une baisse d'environ 330 millions d'euros de la marge brute, et un EBIT en perte de 1 milliard d'euros. Le groupe a de surcroit annoncé la fermeture des studios de Halifax et Stockholm, un remaniement dans ses succursales d'Abu Dhabi, de Finlande (Redlynx) et de Malmö en Suède (Massive), prévoyant un objectif de réduction des coûts fixes d'au moins 200 millions d'euros en 2 ans. Les révisions d'analystes sont également intervenues ce jeudi : Kepler Cheuvreux a abaissé son objectif de cours de 7 à 5 euros avec une recommandation « réduire », tandis que BMO Capital Markets l'a ramené de 14 à 10 euros avec un conseil « surperformance ».
Sur le plan technique, le titre cote désormais largement sous sa moyenne mobile à 50 jours de 6,36 euros et sa moyenne mobile à 200 jours de 8,59 euros, signe d'une dynamique baissière structurelle confirmée. Le RSI atteint 100, reflétant une pression vendeuse extrême sur la séance, tandis que les bandes de Bollinger se resserrent autour de 6,12 euros, niveau désormais très éloigné du cours actuel. Le seuil de support à 6,09 euros a été largement enfoncé.