Le CAC 40 peine, pénalisé par un KERING victime de la faillite de Saks
La Bourse de Paris évolue dans le rouge ce jeudi à la mi-journée, le CAC 40 cédant 0,35% à 8301,9 points. Le luxe pèse lourdement sur la cote parisienne, pénalisé par la faillite du grand magazin Saks à New York, dont Kering, LVMH et Chanel sont de gros créanciers.
Une séance morose dominée par les déboires du luxe
À la mi-journée ce jeudi 15 janvier, la Bourse de Paris affiche une mine morose. Le CAC 40 recule de 0,35% à 8301,9 points, dans un marché qui peine à trouver une direction claire. L'ambiance est pesante, principalement en raison de la déroute des valeurs du luxe qui plombent l'indice phare parisien. Avec seulement 17 valeurs en hausse contre 23 en baisse, la tendance négative l'emporte nettement sur la cote. Les volumes d'échanges demeurent étonnamment faibles pour une séance de milieu de semaine, signe d'une prudence généralisée des investisseurs.
Kering chute lourdement, LVMH et le luxe sous pression
Le secteur du luxe concentre toutes les attentions négatives ce jeudi. L'action Kering décroche violemment de 4,14% à 298,35 euros, signant de loin la plus forte baisse du CAC 40 à mi-séance, et LVMH baisse de près de 2%. Les deux entreprises sont pénalisés car la faillite de Saks révèle un risque d’impayés ou de récupération partielle des créances importantes que ces groupes détiennent sur le distributeur, ce qui crée une inquiétude immédiate sur leur exposition financière. Elle met aussi en lumière la fragilité structurelle du marché américain du retail de luxe, un canal essentiel pour leurs ventes.
Du côté des autres replis notables, l'action Thales abandonne 3,23% à 254,6 euros, tandant que Capgemini cède 1,52% à 145,35 euros et Saint-Gobain perd 1,21% à 83,44 euros. Ces baisses touchent des secteurs variés, de la défense aux services informatiques en passant par les matériaux de construction, témoignant d'une aversion au risque diffuse plutôt que d'un mouvement sectoriel ciblé.
Les technologiques et l'énergie tentent de limiter les dégâts
Face à la débâcle du luxe, quelques valeurs résistent et tirent leur épingle du jeu. L'action STMicroelectronics mène le peloton des hausses avec un gain de 1,47% à 24,49 euros, profitant d'un regain d'intérêt pour le secteur des semi-conducteurs après des résultats records pour le géant taïwanais TSMC. Schneider Electric affiche également une belle performance avec une progression de 1,34% à 234,1 euros, porté par l'intérêt constant pour les acteurs de la transition énergétique. EssilorLuxottica complète le podium avec une avancée de 1,04% à 282,3 euros. Carrefour gagne 0,83% à 13,92 euros tandis qu'Engie progresse de 0,67% à 23,9 euros, le secteur de l'énergie bénéficiant d'un contexte porteur. Ces performances restent toutefois insuffisantes pour inverser la tendance globale du marché parisien.
Sur le plan européen, les autres places financières évoluent également dans un climat d'hésitation comparable à Paris, sans tendance marquée. L'ouverture de Wall Street sera scrutée dans l'après-midi pour voir si les indices américains pourront insuffler un élan aux marchés européens ou, au contraire, accentueront la prudence ambiante.