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L'assurance vie : un dispositif toujours efficace pour investir son épargne

Beaucoup d'épargnants font la confusion entre les fonds euros et l'assurance vie. Bien que les fonds euros représentent les trois quarts des encours investis en assurance vie, l'assurance vie ne se résume pas aux fonds euros ! Cette confusion est entretenue par bon nombre de journalistes, beaucoup d'entre eux parlent de "performance de l'assurance vie" en parlant en réalité de la performance des fonds euros. Ce raccourci induit une mauvaise compréhension du fonctionnement et des possibilités de l'assurance vie.

Cette confusion est d'autant plus préjudiciable que la performance des fonds euros est en baisse (on en reparle plus bas), les journalistes communiquent beaucoup sur ce support et omettent d'expliquer il est tout à fait possible d'obtenir d'excellentes performances en se tournant vers les supports en unités de compte. La performance de l'assurance vie dépend des supports financiers qui la composent. Il y a donc autant de performances que d'épargnants. Dans cet article, nous prenons le temps d'expliciter le fonctionnement et les atouts de l'assurance vie.

Temps de lecture : 6 minute(s) - | Mis à jour le 16-02-2021 09:07 | Publié le 16-02-2021 08:57
Photo : Shutterstock  

Le dispositif d'épargne préféré des Français

L'assurance vie est le dispositif d'épargne le plus populaire en France, les encours investis en assurance vie représentent près de 1800 milliards d'euros.

Bien souvent, l'assurance vie est souscrite sur les conseils du banquier, et les épargnants ne prennent pas toujours le temps de comprendre dans le détail les atouts et le fonctionnement de ce dispositif.

La majorité des contrats commercialisés de nos jours sont dits "multi-supports" : l'épargnant peut investir son capital sur des fonds euros et des supports en unités de compte. À ce sujet, les contrats d'assurance vie distribués par les courtiers en ligne s'illustrent par un choix énorme d'unités de compte, puisque d'après ce classement des meilleures assurances vie, ils ne proposent pas moins de 500 supports, et jusqu'à près de mille. A contrario, les banques traditionnelles ne proposent souvent que quelques dizaines de supports, lesquels sont parfois exclusivement gérés par une succursale "asset management" de la banque (on parle de contrat en architecture fermée).

Par ailleurs, l'assurance vie est une enveloppe dite "capitalisante". C'est-à-dire que l'épargnant peut arbitrer entre différents supports au cours de la vie du contrat sans que cela ne déclenche d'événement fiscal. Dit autrement : l'épargnant peut à tout moment modifier l'allocation du capital au sein de son assurance vie, et matérialiser des plus-values sans passer par la case impôt ! Cela est vrai tant que l'argent reste dans l'enveloppe.

Les gains réalisés en assurance vie ne sont taxés qu'au moment où l'épargnant réalise des retraits partiels ou totaux de son contrat. À cette occasion, l'épargnant bénéficie d'une fiscalité très avantageuse puisqu'un abattement de 4600 euros s'applique sur la part des plus-values imposables dès lors que le contrat à plus de 8 ans. Cet abattement est de 9200 euros pour un couple marié ou pacsé.

Les atouts de la fiscalité de l'assurance vie ne s'arrêtent pas là. Un autre atout notable concerne les successions. Le souscripteur d'un contrat d'assurance vie peut transmettre jusqu'à 152 500 euros hors succession à chacun des bénéficiaires désignés du contrat. Pour cela, le souscripteur doit verser le capital sur le contrat avant ses 70 ans. Passé cet âge, l'avantage fiscal est considérablement réduit (il demeure toutefois intéressant).

En résumé, l'assurance vie comporte 2 points forts : c'est un dispositif permettant de (1) diversifier son épargne sur différentes classes d'actifs et disposant (2) d'une fiscalité très attractive. Il n'en fallait pas plus pour motiver l'ouverture de près de 50 millions de contrats en France.

Voyons plus en détail les caractéristiques des fonds euros et des supports en unités de compte.

>> A LIRE : Fonds « patriotique » : un fort succès auprès des épargnants





Les fonds euros

Cette année encore, la performance des fonds euros est en baisse (de quelques dixièmes de pourcent). Les fonds euros ont délivré en 2020 une performance moyenne de 1,10 % nette de frais de gestion. Toutefois, cette moyenne cache de fortes disparités.

Les meilleurs fonds euros délivrent jusqu'à 2 % et davantage encore sur certains contrats où la performance du fonds euro est bonifiée dès lors que l'épargnant alloue une partie du capital en unités de compte.

Ce placement à capital garanti se compare donc favorablement aux livrets d'épargne. Le taux de rémunération de ces derniers couvrant de justesse l'inflation (0,50 % en 2020 selon l'INSEE).

Désormais, les épargnants doivent se tourner vers les unités de compte pour stimuler la performance de leur épargne.

>> A LIRE : Faut-il encore investir dans les assurances-vie ?


Les supports en unités de compte

Nous l'avons dit plus haut, il existe des centaines, sinon des milliers de supports en unités de compte accessibles via les contrats d'assurances vie commercialisés en France.

On retrouve toutes les grandes classes d'actifs. À savoir : les actions pour investir en bourse, l'immobilier, les obligations, et le monétaire.

Les actions sont essentiellement accessibles via des fonds d'investissement. Il peut s'agir de fonds de gestion active ou de fonds de gestion passive. Ces derniers ont beaucoup gagné en popularité ces dernières années.

Du côté des supports immobiliers, il s'agit de supports dits "pierre papier". Parmi lesquels on compte : les SCPI, les OPCI et les SCI. La pierre papier est un moyen efficace pour investir dans l'immobilier sans avoir à gérer les contraintes d'un investissement immobilier locatif en direct (gestion locative, risques d'impayé, rénovation, etc.).

Les supports en actions et immobilier sont des placements de long terme. Ils présentent un risque de perte en capital mais délivrent historiquement les performances les plus élevées. À titre d'information, les marchés actions mondiaux, représentés par l'indice boursier MSCI World, ont délivré une performance moyenne annualisée, dividendes réinvestis, de près de 10 % au cours des 10 dernières années. Du côté des supports immobiliers, les SCPI affichent encore en moyenne des performances supérieures à 4 % en 2020 malgré la crise sanitaire. Ainsi, les supports en unités de compte constituent des placements intéressants pour diversifier son épargne en assurance vie et aller chercher de la performance.

>> A LIRE : Immobilier locatif : le classement des villes où investir en 2021




Opter pour la gestion pilotée

Dès lors qu'il s'agit de diversifier son patrimoine en dehors des fonds euros, l'épargnant ordinaire est rapidement perdu, il ne sait pas comment diversifier son épargne au sein de l'assurance vie. L'allocation du capital dépend de plusieurs facteurs : l'horizon d'investissement de l'épargnant, son aversion pour le risque et ses projets financiers. On n'investit pas de la même façon selon que l'on souhaite acheter sa résidence principale dans quelques années ou préparer sa retraite à plus long terme. Dans le premier cas, il est important de sécuriser son apport immobilier, l'épargnant privilégiera donc les fonds euros. Tandis que pour préparer sa retraite avec un horizon d'investissement de 10 ans et davantage, l'épargnant a intérêt à diversifier son placement sur des supports plus rémunérateurs. L'épargnant peut être épaulé par sa banque ou son courtier pour gérer l'allocation de son capital. Ce service prend le nom de ?gestion pilotée? ou de "gestion déléguée". Avec ce service, l'épargnant donne mandat à la société de gestion pour gérer l'allocation du capital investi sur l'assurance vie. Préalablement, le gestionnaire doit prendre connaissance des objectifs financiers de son client. Cela se fait habituellement via un questionnaire détaillé.

Le service de gestion pilotée représente un coût supplémentaire. Tous les acteurs n'offrent pas le même niveau de frais et de performance. L'épargnant devra donc comparer les différentes offres. Un indicateur fort pour juger de l'efficacité d'une gestion pilotée est de regarder la performance délivrée par la gestion pilotée au cours des 3-5-10 dernières années. Cette performance est à comparer à celle d'une allocation de référence (benchmark). Par exemple, l'épargnant souhaitant opter pour un profil dit "équilibré" avec une allocation à 50 % en fonds euros et 50 % en actions pourra comparer la performance du profil de gestion pilotée "équilibré" à la performance d'un portefeuille investi à 50 % en fonds euro et 50 % sur un fonds d'investissement en actions tel qu'un fonds indiciel reproduisant la performance de l'indice MSCI World. Les fonds indiciels reproduisant la performance de l'indice boursier MSCI World font désormais référence dans le monde de l'investissement pour évaluer la performance des marchés actions au niveau mondial.

Ces dernières années ont vu émerger de nouveaux acteurs de la gestion pilotée de l'épargne. Plusieurs fintech ont lancé sur le marché français des offres de gestion pilotée très compétitives. Ces fintech parviennent à réduire les frais de gestion grâce à 2 caractéristiques. Tout d'abord, il s'agit de service 100 % en ligne, l'utilisateur souscrit et gère son contrat via le site web de la fintech. Il n'y a pas d'agences en région, ce qui permet d'économiser des frais de structure. Le second point différenciant des fintech est qu'elles s'appuient massivement sur les fonds indiciels pour allouer le capital de leurs clients. Or, les fonds indiciels ont des frais de gestion très réduits, de l'ordre de 0,30 % contre près de 2 % pour les fonds de gestion traditionnels. Ainsi, en réduisant les couches de frais, les gestion pilotées des fintech parviennent à délivrer de bonnes performances.




Petit aparté sur l'assurance vie Luxembourgeoise

Les assurances vie de droit luxembourgeois offrent davantage encore de possibilités. En effet, elles permettent de littéralement loger tout type d'actifs, même ceux qui ne sont pas référencés par les assureurs. Un chef d'entreprise peut par exemple y loger les titres de sa société ! Les résidents fiscaux français peuvent tout à fait ouvrir une assurance vie au Luxembourg, la fiscalité applicable sera celle de la France. Toutefois, le ticket d'entrée est relativement élevé (plus de 200 000 euros), ces contrats sont réservés aux épargnants fortunés. Ils sont parfois proposés par les conseillers en gestion de patrimoine à leurs clients mobiles géographiquement (la fiscalité du contrat s'adapte au pays où le client établit sa résidence fiscale), et disposant d'un gros patrimoine, et d'un horizon d'investissement à très long terme.

En conclusion

Dans un environnement fiscal compliqué (la France taxe les revenus du capital plus fortement que dans de nombreux autres pays), l'assurance vie fait figure d'eldorado. C'est un dispositif bienvenue pour faire fructifier son épargne sur le long terme. Ses possibilités ne se limitent pas aux fonds euros. L'assurance vie est un outil également adapté pour diversifier son épargne en actions et dans la pierre papier. En somme, c'est un dispositif plus que jamais incontournable.


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