Croissance mondiale : la résilience comme moteur
Malgré les tensions, la croissance mondiale reste au-dessus de 3 %, soutenue par la vitalité des États-Unis et la résilience des entreprises.
Les États-Unis, entre inflation et atterrissage en douceur
Avec une croissance révisée à +3,8 % au deuxième trimestre, l’économie américaine démontre une solidité inattendue. La consommation reste le principal moteur, malgré un marché de l’emploi plus fragile. La Fed a fini par infléchir sa politique, amorçant une baisse de taux après des mois de statu quo, dans le but d’orchestrer un atterrissage en douceur.
Le paradoxe demeure : l’inflation reste supérieure à la cible de 2 %, et les droits de douane imposés par Donald Trump risquent de nourrir de nouvelles hausses de prix. Mais la bonne santé globale des entreprises leur permet d’absorber une partie du choc sans le répercuter intégralement. La Fed, sous pression politique, mise sur l’équilibre entre soutien monétaire et maîtrise de l’inflation.
L’Europe et la Chine, deux trajectoires contrastées
En Europe, l’activité reste molle, mais la BCE maintient une politique accommodante. L’Allemagne, moteur habituel, tarde à enclencher ses plans de relance, mais la dynamique d’investissement public pourrait relancer la croissance. En Espagne, la situation est plus favorable, signe que la zone euro n’avance pas à la même vitesse.
En Chine, la croissance avoisine 5 %, malgré une inflation quasi nulle et l’absence de mesures budgétaires récentes. Pékin doit gérer une incertitude géopolitique forte, ses négociations commerciales avec Washington étant compliquées par son soutien affiché à Moscou.
Dans ce contexte, les investisseurs se tournent vers les entreprises les plus résilientes. Les résultats restent solides, notamment dans la technologie, confirmant que la croissance mondiale, bien qu’entravée, continue de résister.