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Gaz et électricité : pourquoi les tarifs vont exploser

Le tarif du gaz naturel va augmenter de 12,6% au 1er octobre. L'UFC-Que Choisir alerte sur un probable un « risque d'explosion » de la facture d'énergie.

Temps de lecture : 1 minute(s) - Par | Mis à jour le 27-09-2021 18:58 | Publié le 27-09-2021 18:04
Photo : Adobe Stock  

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+12,6% pour le gaz à partir du 1er octobre 2021

Nouveau coup dur pour les ménages, et particulièrement les moins aisés. Le tarif du gaz naturel d'Engie va augmenter de 12,6% au 1er octobre 2021, a indiqué la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette hausse sera variable, en fonction du type de consommation :
- +4,5% HT pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson,
- +9,1% HT pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude),
- et jusqu'à +14,3% HT pour les foyers qui se chauffent au gaz.

La CRE souligne que ces hausses reflètent strictement l'évolution des coûts d'achat du gaz des fournisseurs historiques, dont Engie. Les bénéfices de la société ne sont donc pas censés augmenter du fait de cette hausse.

Le prix du gaz s'est envolé avec la reprise économique et le coût des quotas d'émission de CO2 instaurés à l'échelle de l'Europe. La demande, qui a fortement augmenté, devrait poursuivre sa hausse jusqu'au printemps 2022, entraînant avec elle les tarifs de l'électricité.

>> A LIRE : EDF et Engie : les tarifs réglementés encore en augmentation





Les prix de l'électricité sont liés à ceux du gaz

De façon assez paradoxale, la hausse du prix du gaz a un impact sur le prix de l'électricité. Certes, la France a atteint une indépendance dans sa production, principalement grâce à son parc nucléaire. Mais les tarifs de cette énergie dépendent du cadre européen et sont donc irrémédiablement liés à ceux du gaz.

Le principe est celui de la vente au "coût marginal" : les prix de la consommation électrique dépendent du coût qui devrait être engagé pour mettre en route jusqu'à la dernière centrale de production en cas de pic de la demande. Puisque cette démarche inclut une centrale à gaz, les prix s'alignent sur les tarifs du combustible.

>> A LIRE : Hausse des prix : retour de l'inflation et des inquiétudes pour le pouvoir d'achat


Un « risque d'explosion » des prix, pointe l'UFC-Que Choisir

Selon l'UFC Que Choisir, nous sommes bel et bien confrontés à un « risque d'explosion » des prix. Dans une étude publiée en septembre, l'association s'alarme d'une probable hausse de 10% des prix de l'électricité si les pouvoirs publics n'agissent pas, soit environ 150 euros pour un foyer se chauffant avec cette énergie.

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a déclaré les règles de fixation des tarifs de l'électricité « obsolètes ». « Le marché unique européen de l'électricité ne marche pas, il est aberrant », a-t-il tonné sur la chaîne Public Sénat le 24 septembre. « Les Français en paient la facture d'une manière incompréhensible pour eux et totalement inefficace du point de vue économique. » Le ministre doit aborder le sujet cette semaine avec ses homologues européens.

A quelques mois des élections présidentielles, la hausse des prix de l'énergie va sans aucun doute peser sur le portefeuille des Français. Mais elle pourrait aussi peser sur le résultat des urnes.

>> A LIRE : La demande de pétrole devrait atteindre son pic avant 2030, puis décliner






   


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