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Bourse, actions, obligations... mieux comprendre les bases des marchés financiers



Investir et gagner en bourse c'est possible et ce n'est ni réservé aux gens riches, ni aux experts. Il faut juste ne pas perdre de vue certains points-clés, et ne pas croire aux idées fausses véhiculées par certaines plateformes peu scrupuleuses en promettant des taux de rendement astronomiques.

Temps de lecture : 5 minute(s) - | Mis à jour le 17-12-2021 14:48 | Publié le 15-06-2018 14:40
Photo : © Shutterstock  
Carte d'identité des placements boursiers

Somme pour démarrer :
Durée de placement :
Disponibilité des fonds :
Risque :
Rentabilité potentielle :
Avantage fiscal :
Modérée
Long terme
Selon liquidité
Elevé
Selon performance
Non

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Une longue histoire

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Les bourses de valeurs existent depuis des siècles, celles destinées aux échanges de matières premières depuis des millénaires. La bourse de commerce parisienne a été créée en 1639, les premières sociétés par actions datent la fin du XVII ème siècle et la bourse de Paris, telle qu'on la connaît aujourd'hui avec sa fonction de régulatrice des marchés a été créée le 24 septembre 1724.

Sur le même thème : inquiétudes sur les marchés financiers



Euronext, Alternext... De quoi parlons-nous ?

Euronext est une entreprise (cotée à Paris !) qui gèrent plusieurs places boursières en Europe.
Euronext Paris est le marché réglementé de la bourse de Paris. Son fonctionnement est garanti par des règles, contrôlées par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).
A Paris, les actions sont réparties en trois groupes de capitalisation boursière :
- le compartiment A pour les capitalisations boursières supérieures à 1 milliard d'euros ;
- le compartiment B pour les capitalisations boursières comprises entre 150 millions d'euros et 1 milliard d'euros ;
- le compartiment C pour les capitalisations boursières inférieures à 150 millions d'euros.

Alternext est un marché composé de sociétés ne répondant pas aux critères d'admission sur Euronext Paris. C'est un marché dit « organisé », mais non réglementé, dédié aux PME. Les conditions d'accès y sont moins strictes que sur un marché réglementé.
En raison de la « petite » taille des sociétés qui sont cotées sur Alternext, la liquidité (facilité à revendre les actions) est parfois limitée.

Sur le même thème : Renault dans la tourmente : faut-il acheter ou vendre ses actions ?


Actions et obligations, les titres financiers les plus courants

Prenons quelques définitions qui permettront de comprendre de quoi l'on parle, mais aussi pourquoi certains investissements sont plus risqués.

Action : Pour simplifier, une action est un « petit morceau d'une entreprise ». Quand vous achetez une action de l'entreprise Total par exemple, vous devenez réellement propriétaire d'une petite par de l'entreprise. La valeur de l'action varie en fonction de ce que « le marché » pense de la valeur future de l'entreprise (pour simplifier toujours...) : schématiquement, s'il pense que l'entreprise va prendre de la valeur, de nombreuses personnes vont vouloir acheter l'action et son cours (la valeur à laquelle elle est échangée sur le marché), va monter. A l'inverse, son prix va descendre. C'est la loi de l'offre et de la demande. La valeur de l'action est donc généralement déconnectée de la valeur réelle de l'entreprise.

A la fin de l'exercice comptable, comme vous êtes propriétaire d'une partie de l'entreprise, vous devriez toucher une partie des bénéfices.
Une action n'est pas un support de placement garanti : si l'entreprise fait faillite, vous perdez l'intégralité de l'argent que vous avez investi. Comme tous les titres financiers, l'investissement en actions est donc risqué.

Obligation : Une obligation est un titre financier représentant un emprunt émis par l'entreprise auprès du public. Chaque année (voire trimestre), l'émetteur de l'obligation vous verse un intérêt défini à l'avance. Cet intérêt est nommé un "coupon".
La valeur des obligations varie en fonction des autres taux d'intérêt sur le marché. Ainsi, plus le taux d'intérêt qui va être servi est intéressant par rapport aux autres taux du marché, plus vous pourrez la revendre cher. Par exemple, si vous êtes détenteur d'obligations rapportant 3 % par an et que la moyenne du marché rapporte 2 %, le cours de votre obligation va augmenter.
Attention, une obligation n'est pas non plus un support de placement garanti : si l'entreprise qui émet l'obligation ne peut pas rembourser sa dette, vous pouvez perdre l'intégralité de votre capital.

SRD : C'est le Service de Règlement Différé. Ce service, offert pour certaines actions, permet de prendre possession d'actions en cours de mois et de ne les payer qu'en fin de mois (on parle de date de liquidation) moyennant le paiement d'un pourcentage journalier, voire de ne pas les payer en fin de mois en « reportant » le paiement ultérieurement (moyennant là aussi le paiement d'une autre indemnité dite de report). Le SRD permet de bénéficier d'un effet de levier puis qu'en général le courtier va vous demander de déposer un euro pour pouvoir « acheter » 5 euros d'actions.
C'est un procédé souvent spéculatif, mais très risqué. Les traders achètent des actions éligibles au SRD, puis les revendent à un prix plus fort avant même de les avoir payées.

Sur le même thème : Faut-il profiter du Brexit pour investir sur les titres britanniques ?



Les autres supports d'investissements

En dehors des actions et obligations, il existent des dizaines, voire des centaines de supports pour investir en bourse. Certains sérieux, d'autres moins, voire franchement dangereux.

Les produits dérivés : Ce sont des outils financiers qui ne s'appuie pas directement sur des actions ou des monnaies mais par exemple sur les variations de cours, des écarts. Ce sont des supports à réserver aux investisseurs avertis, tant par leur fonctionnement parfois complexes, que par les effets de leviers qu'ils permettent.

Les devises et matières premières : Là aussi, on entre dans le domaine des investisseurs avertis voire dans certains cas (comme les « options binaires ») dans des domaines à éviter absolument tant ils ressemblent plus à une loterie qu'à un placement boursier fût-il spéculatif.




Les frais de courtage

A chaque fois que vous allez acheter ou vendre un titre sur le marché, votre courtier va prélever des frais de courtage. Somme fixe ou pourcentage de la valeur de la ligne que vous achetez ou vendez, les frais ont un impact non négligeable sur la rentabilité de votre achat/revente.

En fonction du type d'investissement que vous envisagez et de votre pratique, vous vous orienterez vers des frais fixes ou variables. Attention à certains produits (notamment sur des supports monétaires) pour lesquels les plateformes annoncent Zéro frais de Courtage. En effet, elles ne facturent pas de frais de courtage mais elle pratique un spread (écart entre le prix offert à la vente et le prix à l'achat), qui sur certains sites est très pénalisant.

Faut-il utiliser un compte titres ou PEA ?

Les deux !
Un PEA vous permet de "défiscaliser" vos plus values à moyen terme (5 ans), ce qui est intéressant si vous envisagez une certaine activité (attention cependant les gains sont toujours soumis aux prélèvements sociaux). D'autant que les plafonds sont assez élevés : pour un PEA le total des versements ne doit pas dépasser 150 000 euros (et 75 000 euros pour un PEA-PME).

Un compte titre est certes fiscalisé, mais il vous permet de loger tout type de titres, d'utiliser le SRD et n'est limité ni en valeur ni en versements. Indispensable si vous voulez être un investisseur actif et ne pas voir vous mouvements restreints par les possibilités du PEA.

Le Money Management : la clé du succès

Le money management est indispensable à l'investisseur-trader. Cette notion recouvre les techniques qui permettent de gérer son capital tout en maîtrisant les risques. C'est une notion clé pour pouvoir gagner de l'argent avec ses investissements boursiers. Poser les bases de sa propre gestion de risques est un préalable absolu pour éviter de confondre l'investissement boursier avec le mirage de l'"argent facile".

Pour commencer, il faut se poser deux questions clés :
- Combien de temps vais-je pouvoir consacrer à mon activité boursière ?
- Est-ce que je peux me permettre de perdre l'argent que j'investis ?


Un bon money management suppose de se fixer des règles et de s'y tenir. Dans le principe, gardez à l'esprit qu'il faut toujours diversifier vos investissements, et limiter les pertes en fixant un seuil au-delà duquel vous coupez vos positions.
La Bourse n'est pas une loterie et y gagner de l'argent suppose rigueur et méthode. Le hasard n'y a que rarement sa place et pour un coup de chance qui vous fera gagner, dix vous feront perdre.

Pour bien investir sur les marchés financiers, il est nécessaire de suivre un minimum les dernières infos sur la bourse. Si les particuliers adoptent généralement une stratégie d'investissement à long terme et évitent de procéder à des achats et reventes rapides, de nombreuses informations peuvent tout de même les guider dans leurs choix.
C'est notamment le cas des annonces de grandes commandes passées auprès des entreprises qu'ils ciblent où de celles dont ils détiennent des actions. Il peut aussi s'agir de leurs résultats financiers annuels ou de leurs projets d'investissement.
Les informations qui concernent la santé des différents secteurs économiques sont tout aussi importantes. Le monde change, et certains peuvent prendre de l'essor tandis que d'autres sont voués à devenir moins attractifs.
Enfin, la bourse dépend aussi de grandes annonces économiques internationales, qui ont une influence sur les résultats des entreprises et sur les taux d'intérêts globaux. Il s'agit par exemple du taux de chômage (notamment américain), des différents taux d'intérêt directeurs fixés par les banques centrales (dont la FED et la BCE) et des taux d'inflation. Les évolutions de ces indicateurs ont des conséquences sur le comportement des marchés financiers à court, moyen et long terme.
Les informations boursières sont idéalement à suivre sur plusieurs sources distinctes, afin de recouper les informations et se faire sa propre idée.


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Mieux comprendre l’article
Les mots marqués d'un * ou soulignés dans l'article sont brièvement définis ici.

Banque centrale :
La banque centrale émet la monnaie d'un pays (ou d'une zone comme la zone Euro) et exécute la politique monétaire définie.

Obligation / Emprunt obligataire :
Une obligation est un terme qui désigne un titre financier. L'obligation matérialise la dette d'une entreprise, d'un État ou d'une collectivité locale envers celui qui la détient. Elle donne droit au paiement d'intérêts à son détenteur, et doit être remboursée à une échéance définie au départ. Le propriétaire d'une obligation peut la revendre à un tiers. C'est alors à lui que les intérêts seront payés et le capital remboursé.


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