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Assurance-vie : moins de 1% de rendement pour les fonds en euros en 2021

Cette année, les détenteurs de fonds en euros risquent de s'appauvrir. Le rendement devrait baisser sous la barre symbolique de 1% et le retour de l'inflation va faire perdre du pouvoir d'achat à l'épargne. Explications.

Temps de lecture : 2 minute(s) - Par | Publié le 10-09-2021 14:19, Mis à jour le 10-09-2021 14:34
Photo : Adobe Stock © JeanLuc  

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0,9% de rendement net réel en 2020

Avec leur capital garanti, les fonds en euros des assurances-vie ont longtemps figuré parmi les placements les plus intéressants. Mais depuis quelques années, la baisse des taux d'intérêt les rend moins attractifs.

Cette tendance n'est pas près de s'arrêter. En 2021, le rendement moyen des fonds garantis va probablement passer sous la barre symbolique de 1%. En 2020, en pleine crise sanitaire, il était ressorti à 1,08% selon l'analyse de Good Value For Money. Après prélèvements sociaux (17,2%), le rendement réel des contrats a donc plutôt tourné autour 0,9 % en moyenne.

>> A LIRE : Faut-il encore investir dans les assurances-vie ?



L'épargne va perdre de son pouvoir d'achat en 2021 si le rendement n'atteint pas 1,8%

L'année dernière, les circonstances exceptionnelles ont contribué à maintenir le pouvoir d'achat de l'épargne placée sur les fonds en euros. L'inflation a stagné à 0,5%, ce qui a créé en moyenne un « enrichissement » de 0,4% sur les sommes déposées.

Ce ne sera pas le cas en 2021. D'après les projections de la Banque de France, l'inflation devrait s'établir à 1,5%. Autrement dit, l'épargne placée sur les fonds en euros va perdre de la valeur si son rendement net n'est pas au moins égal à ce taux. Cela signifie que net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, il faudrait qu'il atteigne 1,8% pour que le pouvoir d'achat de l'épargne soit conservé. Il est hautement improbable que cela arrive.

>> A LIRE : Assurance-vie : faut-il fuir les contrats multisupports ?


Les épargnants glissent doucement vers les unités de compte

Ce point n'a pas échappé à une partie des épargnants qui commence à déplacer son épargne vers les unités de compte. La pratique est d'ailleurs largement encouragée par les assureurs, pour qui garantir le capital devient un exercice compliqué.

Pour rappel, les unités de compte (abrégées « UC ») sont des supports de placement disponibles dans les contrats d'assurance-vie multisupports. Ils sont investis dans des actifs financiers tels que des actions, des obligations ou d'autres fonds d'investissement. Ni le capital ni le rendement ne sont garantis. Mais ils permettent de diversifier ses placements, d'investir sur les marchés financiers ou dans des entreprises, et ainsi espérer booster ses gains.

Le transfert de l'épargne des fonds en euros aux unités de compte reste certes modeste : les fonds garantis représentent toujours plus de 70% des 1850 milliards d'euros que les Français ont placé dans les assurances-vie. Mais la part des unités de compte progresse : 38 % de la collecte s'est faite sur ce type de support au premier semestre 2021, ce qui représente près de 11 milliards d'euros.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette lente transformation. D'une part, les épargnants prennent doucement conscience qu'avec des taux qui vont probablement rester bas très longtemps, il est préférable de diversifier ses placements pour conserver le pouvoir d'achat de son épargne. Et l'assurance-vie reste (pour le moment) une bonne enveloppe fiscale pour un investissement à long terme.

En parallèle, les assureurs ont réduit de façon drastique l'accès à leurs fonds en euros. Beaucoup exigent désormais qu'une partie de l'épargne soit versée sur des unités de compte. Certains d'entre eux ont carrément fermé la possibilité d'effectuer de nouveaux versements sur les contrats monosupports. Ils essaient cependant de compenser ces changements par la mise à disposition de supports innovants, comme des UC basées sur des actifs immobiliers ou le private equity (FCPR...).

>> A LIRE : Ciclade, un service pour savoir si vous êtes bénéficiaire d'une assurance-vie sans le savoir






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A propos de l'auteur
Caroline Courvoisier est titulaire d’un master de Gestion de patrimoine et a suivi des formations économiques et financières spécialisées dispensées par l’université de New York (Real Estate Finance) et l’INSEAD (spécialisation « blockchain revolution in financial services »). Elle a travaillé 10 ans dans l’univers du financement et de la gestion de projets immobiliers avant de se consacrer au journalisme économique.
Linkedin Caroline Courvoisier



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