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Private Equity : définition, rentabilité, comment investir

Également appelé capital investissement, le private equity est la prise de participation au capital d'une ou plusieurs entreprises qui ne sont pas cotées en bourse et qui ont besoin de financements. Le principal objectif est de générer une plus-value en quelques années lors de la revente des titres.

Temps de lecture : 7 minute(s) - | Mis à jour le 28-06-2021 12:45 | Publié le 28-06-2021 12:44
Photo : © Shutterstock - infographie © ideal-investisseur.fr  

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Les différentes caractéristiques du Private Equity

Le private equity est une prise de participation d'investisseurs dans des entreprises qui ne sont pas cotées en bourse. L'objectif des investisseurs est de participer financièrement à la croissance des sociétés afin de dégager une plus-value après quelques années, celui des entreprises est de trouver de l'argent pour financer leur développement.

La plupart du temps, ce type d'investissement est réalisé par l'intermédiaire de fonds d'investissement. Ils peuvent être accessibles aux particuliers sous les sigles « FCPR », « FCPI » et « FIP », ou réservés à des investisseurs professionnels au travers d'autres fonds spécialisés.

Le fonds place l'argent confié par les investisseurs dans plusieurs sociétés qui ont besoin de financements. En échange, il obtient des titres financiers (actions, obligations). Cette mise est vouée à être maintenue plusieurs années au sein du capital des entreprises, avant que ces participations soient cédées. Cette opération permet d'assurer la croissance et le développement de ces sociétés, qui finiront parfois par être introduites en bourse.

Des stratégies patrimoniales diverses sont utilisées par les investisseurs en fonds de capital-risque selon le stade de développement des entreprises. Une société de gestion optera pour la stratégie la mieux adaptée à la situation économique et sectorielle des entreprises qu'elle cible et au profil des investisseurs qui la sollicitent.

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Le private equity : comment ça marche ? Infographie

Le private equity : comment ça marche ? Infographie




Le capital-risque : financer les débuts d'une entreprise

L'investissement en capital risque consiste à prendre des participations dans une société dès son premier stade de développement ou juste après. En phase d'amorçage et de lancement, le risque d'échec est grand, mais le potentiel de plus-value est intéressant en cas de réussite du projet. Ce type de private equity peut aussi se retrouver lorsqu'une société se lance sur un nouveau marché ou dans un nouveau produit.

Séduit par une idée ou un concept et par la solidité du business plan, le fonds d'investissement choisit d'apporter des capitaux en participant à un premier tour de table, parfois aux côtés d'autres investisseurs. Cela peut notamment se traduire par la souscription d'actions, ou par un prêt sous forme d'obligations.

Ressource pour les entrepreneurs sur la BPI : https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/financements/recours-a-investisseurs/capital-risque

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Le capital innovation : financer la R&D (recherche et développement)

Le capital innovation est l'une des branches dans laquelle les gestionnaires de fonds investissent dans de jeunes start-ups innovantes au moment de leur création ou peu de temps après. Les secteurs les plus investis sont les nouvelles technologies, la santé et les énergies renouvelables. Avec ce type d'investissement, les espérances de gains sont souvent très élevées... tout comme les risques !

On parle de capital amorçage lorsque l'enjeu est de financer la recherche et les tous premiers pas d'un concept destiné à démontrer la faisabilité d'un projet de plus grande envergure. Tandis que le capital création permet de financer des entreprises en création.

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Le capital développement : pour accélérer la croissance des PME

Avec le capital développement, l'objectif est de prendre une part minoritaire dans le capital de sociétés qui sont déjà matures et rentables. Celles-ci sont à la recherche de capitaux pour le financement un nouveau développement ou pour améliorer leur capacité de production.

Le private equity sous forme de « capital croissance » représente une alternative intéressante pour les PME qui ont des difficultés à trouver des financements auprès des structures bancaires. Mais les taux de rentabilité exigés par les fonds d'investissement peuvent parfois les refroidir.



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Le capital retournement : pour aider des PME à se relever après des difficultés

Ici, les gestionnaires de fonds investissent dans la restructuration d'une entreprise en difficulté. L'objectif est de lui fournir le cash nécessaire pour qu'elle puisse renouer avec les profits après une phase de réorganisation, conduite sous la supervision du fonds de private equity.

Le capital transmission : pour les entreprises matures

Le capital transmission est un type de private equity permettant de racheter une entreprise qui se montre déjà profitable, à partir de techniques financières qui sont privilégiées à l'emprunt et à l'effet de levier. On appelle cela le LBO (Leverage Buy Out).

Capital risque, capital développement, capital retournement... Qu'est-ce que le private equity ?
Capital risque, capital développement, capital retournement... Qu'est-ce que le private equity ?



Comment investir en Private Equity ?

Les participations dans les fonds de private equity ont longtemps été l'apanage des investisseurs institutionnels tels que les banques, les fonds de pension et les assurances. Mais aujourd'hui, ce type d'investissement se démocratise auprès du grand public grâce aux fonds de capital investissement.

Si les particuliers peuvent investir en equity en finançant directement une PME, ils peuvent aussi investir dans des fonds dédiés. On en distingue 3 grands types :
- Les Fonds Communs de Placement à Risque, abrégés FCPR : ils adoptent des stratégies d'investissement basées sur des secteurs économiques et/ou géographiques. L'argent est investi au moins à 50% dans des sociétés non cotées en bourse.
- Les Fonds Communs de Placement dans l'Innovation, ou FCPI : ils investissent au moins à 60% dans des entreprises innovantes
- Les Fonds d'Investissement de Proximité, ou FIP : ils financent des PME locales sur une zone géographique définie.

Rappelons que les FIP, FCPR et FCPI sont dépendants d'un agrément de l'AMF (autorité des marchés financiers). Ils doivent obligatoirement être créés et gérés par des sociétés de gestion (des « asset managers ») qui doivent elles aussi être visées par cette institution.

Le budget minimum à investir dépend du fonds choisi. Il en existe à partir de quelques centaines d'euros, d'autres peuvent établir un ticket d'entrée à plus de 100.000 euros. Certains de ces fonds sont éligibles à des enveloppes telles que le PEA, le PEA-PME ou l'assurance-vie, ce qui peut les rendre attractifs d'un point de vue fiscal.




Le Private Equity : un investissement parfois rentable, mais qui reste risqué !

Investir en private equity est risqué, car il est possible que les entreprises qui ont reçu les financements ne tiennent pas leurs objectifs. La valeur des parts d'une société non cotée peut fortement baisser (ou augmenter) avant qu'elle soit cédée à un autre investisseur. La société peut aussi faire faillite pour de multiples raisons, engloutissant tout l'argent investi. Les sommes que vous investissez ne sont donc jamais garanties.

Même si les fonds de private equity peuvent être investis dans des produits hybrides qui proposent une sortie anticipée, le capital-risque demande généralement que les montants investis soient immobilisés sur le long terme (entre 6 et 8 ans). Ce n'est qu'après l'étape de désinvestissement que ceux qui détiennent des parts seront en mesure de récupérer le capital constitué, qui peut être supérieur ou inférieur à la mise de départ.

Vous devez aussi tenir compte des frais de gestion qui peuvent être élevés sur ce type de produits financiers. Si vous souhaitez vous engager dans un fonds, prenez d'abord le temps de lire le DICI (Document d'Information Clé pour l'Investisseur) pour en connaître toutes les caractéristiques ainsi que le niveau des frais (souscription, fonctionnement, etc.) qui peuvent compromettre sa rentabilité.

Notre conseil : faut-il investir en private equity ?

Placer de l'argent dans des fonds de private equity est risqué. S'ils mutualisent les risques en investissant dans plusieurs entreprises de différents secteurs, ils misent sur leur capacité à créer de la valeur. Or, toutes ne réussissent pas.

Le private equity est donc un investissement de diversification, pour lequel l'argent investi ne peut pas être récupéré avant au moins 5 à 7 ans. Ces caractéristiques doivent être en adéquation avec votre profil d'investisseur et vos projets financiers. Il faut aussi vous contenter d'investir des sommes dont vous n'aurez pas besoin dans les années qui viennent, et dont la perte n'affecterait pas votre train de vie ou vos projets de dépenses.

Le choix du fonds est aussi important. Pour qu'il soit intéressant :
- Le potentiel du secteur ou des entreprises doit exister,
- Les frais de gestion et de souscription doivent être raisonnables,
- La société de gestion doit démontrer sa capacité à générer de la plus-value sur les fonds qu'elle a lancé les années précédentes. Ce n'est pas évident : d'après les données du site spécialisé Morning Star, peu de FIP et de FCPI affichent une sortie positive après quelques années. Même si l'avantage fiscal à l'entrée peut être intéressant, le bilan de l'opération est souvent mitigé.

Quelle fiscalité pour le private equity ?

Les fonds d'investissement ont une fiscalité en 2 temps.
À l'entrée, certains permettent d'obtenir une défiscalisation. C'est le cas des FCPI (placement dans l'innovation) et des FIP (fonds d'investissement de proximité), qui permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt de 25% du montant investi (attention, car elles entrent dans le plafonnement des niches fiscales). Les FCPR ne bénéficient pas de cet avantage.

Dans un second temps, les fonds de private equity bénéficient d'avantages fiscaux compte tenu de la durée de blocage des sommes investies et du risque encouru. FIP, FCPI et FCPR sont exonérés d'impôt sur le revenu (dividendes réinvestis et éventuelles plus-values) lorsque les parts sont gardées au moins 5 ans. Les cessions sont toutefois soumises aux prélèvements sociaux (17,2%).

Ou trouver des fonds de private equity ?

De nombreux fonds d'investissement existent. Vous pourrez les trouver chez des sociétés de gestion de portefeuille agrées par l'Autorité des marchés financiers et les banques. Des conseillers en gestion de patrimoine peuvent vous orienter en fonction de votre profil d'investisseur. N'hésitez pas à comparer plusieurs offres avant d'investir et à poser toutes les questions nécessaires. Votre argent va être bloqué quelques années sans garantie de retour, vous pouvez prendre le temps de vous renseigner sur les détails.

Voici quelques exemples de fonds d'investissement :
- FCPR BPI France Entreprises 1 (BPI France) : pour participer au portefeuille de la Banque publique d'Investissement. Ticket d'entrée 5.000 euros
- FCPR 123 corporate 2020 (123 IM) : portefeuille d'obligations convertibles de sociétés non cotées notamment des secteurs tourisme, santé et promotion immobilière. À partir de 5.000 euros
- FCPR entrepreneurs & rendement n°5 (Entrepreneur invest) : investit pour 7 à 10 ans dans le digital, le e-commerce, les médias. À partir de 1.000 euros
- FPCI NextStage Découvertes (NextStage): investissement dans des entreprises innovantes, à partir de 3.000 euros
- FIP Kallisté Capital n°13 (Vatel Capital) : investit dans des PME en Corse sous forme d'obligations convertibles, à partir de 1.000 euros.


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A propos de l'auteur
Caroline Courvoisier a travaillé 10 ans dans le financement et la gestion de grands projets immobiliers avant de se consacrer au journalisme économique et financier. Elle a suivi un parcours universitaire en économie et est titulaire d’un master de Gestion de patrimoine, cursus qu'elle a complété par des formations financières spécialisées à l’université de New York (Real Estate Finance) et à l’INSEAD (spécialisation « blockchain revolution in financial services »).
Linkedin Caroline Courvoisier



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