SCPI ELYSEE PIERRE :
une SCPI de bureaux franciliens sous tension entre décote, vacance et pression au retrait
Prix d’achat
Juste valeur
Écart : 2.9 % vs reconstitution
Indice de tensions (ITS)
0,33
Tensions limitées
Données clés
- Taux de distribution 2025 : 4,55 %
- Taux d’occupation financier : 88,95 %
- Durée moyenne des baux : - ans
- Capitalisation : 2186 M€
- Nombre d’immeubles : 107
- Diversification : Concentrée
- Position du prix : Juste valeur
Positionnement vs marché SCPI
Rendement
dans la moyenne
Occupation
dans la moyenne
Valorisation
juste valeur
Visibilité locative
dans la moyenne
Diversification
concentrée
Prix des parts
stable
Ligne pointillée = moyenne du marché
Général
| Société de gestion | HSBC REIM |
| Nom SCPI | ELYSEE PIERRE |
| Document | bulletin_trimestriel |
| Création | Février 1986 |
| Période | T3 2025 |
| Début / fin période | 01/07/2025 → 31/12/2025 |
| Publication | 20/02/2026 |
Performance
| Taux de distribution brut | 4,55% |
| Dividende trimestriel | 8,25 € |
| Dividende annuel | 33,00 € |
| Performance brute globale annuelle | -% |
| TRI 10 ans | - % |
| TRI 15 ans | - % |
| TRI 20 ans | - % |
Prix & valeurs
| Prix de souscription | 660,00 € |
| Prix de retrait | 620,40 € |
| Valeur de réalisation | 556,90 € |
| Date valeur réalisation | 31-12-2025 |
| Valeur de reconstitution | 641,49 € |
| Date valeur reconstitution | 31-12-2025 |
Performances annuelles
Dernière mise à jour : 20/02/2026 (T3 2025)
Historique du taux de distribution
| Année | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de distribution | 4,55 % | 4,30 % | 4,35 % | 3,77 % | 3,77 % | 3,77 % | 3,77 % | 3,75 % | 3,76 % |
Score de lecture factuel
Rendement : trajectoire en hausse apparente, portée mécaniquement par la baisse du prix de part plutôt que par une progression des revenus distribués. Le dividende est resté relativement stable autour de 31-33 € tandis que le prix de souscription a reculé de 20 % en deux ans.
Valorisation : tension observable entre un prix de souscription de 660 € et une valeur de reconstitution en recul continu à 641,49 €, soit une surcote de 2,9 %. La valeur patrimoniale a perdu plus de 22 % entre 2022 et 2025, sans signe de stabilisation sur les dernières données disponibles.
Exploitation : niveau intermédiaire bas, avec un taux d'occupation financier de 88,95 %, en légère amélioration par rapport à 87,06 % mais restant sous le seuil des 90 %. La vacance demeure un facteur pesant sur un patrimoine de plus de 554 000 m².
Diversification : concentration marquée sur deux axes. Les bureaux représentent 96 % des actifs et l'Île-de-France 97 % de l'implantation géographique. Cette double mono-exposition lie étroitement la SCPI aux dynamiques d'un seul marché sectoriel et territorial.
Liquidité : tension observable et croissante. Le nombre de parts en attente de retrait a quasiment doublé pour atteindre 79 584 parts, représentant environ 52,5 M€ au prix actuel. L'absence de données de collecte ne permet pas d'évaluer la capacité d'absorption de ce flux.
Valorisation : tension observable entre un prix de souscription de 660 € et une valeur de reconstitution en recul continu à 641,49 €, soit une surcote de 2,9 %. La valeur patrimoniale a perdu plus de 22 % entre 2022 et 2025, sans signe de stabilisation sur les dernières données disponibles.
Exploitation : niveau intermédiaire bas, avec un taux d'occupation financier de 88,95 %, en légère amélioration par rapport à 87,06 % mais restant sous le seuil des 90 %. La vacance demeure un facteur pesant sur un patrimoine de plus de 554 000 m².
Diversification : concentration marquée sur deux axes. Les bureaux représentent 96 % des actifs et l'Île-de-France 97 % de l'implantation géographique. Cette double mono-exposition lie étroitement la SCPI aux dynamiques d'un seul marché sectoriel et territorial.
Liquidité : tension observable et croissante. Le nombre de parts en attente de retrait a quasiment doublé pour atteindre 79 584 parts, représentant environ 52,5 M€ au prix actuel. L'absence de données de collecte ne permet pas d'évaluer la capacité d'absorption de ce flux.
Prix de souscription vs valeur de reconstitution
Comparaison annuelle entre le prix payé par l’investisseur et la valeur économique du patrimoine.
Patrimoine
Répartition géographique
Typologie des actifs
Parc immobilier
| Nombre d’immeubles | 107 |
| Nombre de locataires | ND |
| Surface totale | 554 694 |
| Durée des baux | ND |
Occupation & dette
| TOF | 88,95 % |
| Taux d’endettement | - % |
| Capitalisation | 2186 M€ |
Liquidité
Mouvements
| Collecte | ND |
Retraits
| Nb parts en retrait | 79584 |
ESG
| Classification SFDR | ND |
| Label ISR | Oui |
Analyse
Élysée Pierre est une SCPI à capital variable gérée par HSBC REIM, positionnée quasi exclusivement sur le marché des bureaux en Île-de-France. L'analyse qui suit s'appuie sur les données de marché disponibles couvrant la période allant de 2017 à 2025, incluant les séries historiques de taux de distribution, prix de souscription, dividendes, valeurs de reconstitution, taux d'occupation et parts en attente de retrait. Cette SCPI bénéficie du label ISR.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution d'Élysée Pierre a connu une longue phase de stabilité remarquable entre 2017 et 2022, oscillant dans une fourchette très étroite entre 3,75 % et 3,77 %. Cette régularité masquait toutefois une réalité simple : le dividende était lui-même stable à environ 30 à 31 € par part sur un prix de souscription quasi inchangé autour de 800-825 €.
Le basculement intervient en 2023 avec un taux de distribution qui bondit à 4,35 %, puis 4,30 % en 2024 et 4,55 % en 2025. Cette trajectoire ascendante ne traduit pas une amélioration proportionnelle des revenus distribués. Le dividende est passé de 31,01 € entre 2019 et 2022 à 33,34 € en 2023 puis 33 € en 2024, soit une progression modeste de l'ordre de 6 à 8 % par rapport à la période antérieure. C'est avant tout la contraction du prix de souscription qui explique mécaniquement la hausse du taux : le prix est passé de 825 € en 2022 à 767 € en 2023, puis à 660 € en 2024, soit une baisse cumulée de 20 % en deux ans. Ainsi, un dividende de 33 € rapporté à un prix de 660 € génère un taux de 5 %, là où le même dividende rapporté à 825 € ne produisait que 4 %. Il convient de rappeler que le taux de distribution, pris isolément, ne constitue pas un indicateur suffisant pour évaluer la qualité d'une SCPI, et que les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
L'évolution de la valeur de reconstitution révèle une trajectoire en deux temps nettement distincts. Entre 2019 et 2022, cette valeur a progressé de 809,88 € à 826,16 €, traduisant une revalorisation régulière du patrimoine sous-jacent. Le prix de souscription, alors fixé à 825 €, s'inscrivait dans un alignement cohérent avec cette valeur patrimoniale.
La rupture est brutale : en 2024, la valeur de reconstitution s'affiche à 665,73 €, soit un recul de 19,4 % par rapport aux 826,16 € de 2022. Cette chute a précédé ou accompagné l'ajustement du prix de souscription à 660 € en 2024. Pour 2025, la valeur de reconstitution est relevée à 641,49 €, en baisse supplémentaire de 3,6 % par rapport à 2024. Le prix de souscription demeure à 660 €, ce qui signifie que l'investisseur acquiert les parts à un niveau supérieur de 2,9 % à la valeur estimée du patrimoine. Cette configuration contraste avec la période 2019-2022 où le prix de part se situait légèrement en dessous de la valeur de reconstitution. La poursuite de l'érosion de la valeur de reconstitution entre 2024 et 2025 indique que la dépréciation du patrimoine sous-jacent n'est pas stabilisée sur la dernière observation disponible.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier s'établit à 88,95 % pour la période 2025, en progression par rapport au niveau de 87,06 % précédemment constaté. Cette amélioration de près de 2 points reste insuffisante pour franchir le seuil des 90 %, ce qui situe le patrimoine dans une zone de vacance significative. Sur un parc de 107 immeubles représentant 554 694 m², cela implique qu'environ 61 000 m² de surfaces ne génèrent pas de revenus locatifs, un volume conséquent.
La concentration sectorielle est très prononcée : les bureaux représentent 96 % des actifs, les commerces et les autres typologies ne comptant que pour 2 % chacun. Cette quasi-mono-exposition sectorielle lie étroitement la performance de la SCPI aux dynamiques du marché tertiaire. La concentration géographique est tout aussi marquée, avec 97 % du patrimoine situé en Paris-Île-de-France et seulement 3 % en régions. Cette double concentration, sectorielle et géographique, constitue un facteur de risque spécifique observable dans les données : la vacance élevée reflète les tensions propres au marché francilien des bureaux.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation d'Élysée Pierre s'élève à 2 186 M€, ce qui en fait une SCPI de taille importante sur le marché français. Ce volume de capitalisation, rapporté aux 107 immeubles détenus, correspond à une taille moyenne d'actif d'environ 20 M€ par immeuble, cohérente avec un positionnement sur des immeubles tertiaires significatifs.
Le point de vigilance majeur concerne la liquidité. Le nombre de parts en attente de retrait atteint 79 584 au dernier relevé, contre 40 097 précédemment. Ce quasi-doublement traduit une pression vendeuse en nette accélération. Au prix de part actuel de 660 €, ces parts en attente représentent un volume de l'ordre de 52,5 M€. L'absence de données sur la collecte nette sur la période ne permet pas d'évaluer la capacité de la SCPI à absorber ce flux de retraits par la souscription de nouvelles parts. Ce déséquilibre observé entre demandes de retrait et capacité d'absorption constitue un signal factuel de tension sur le marché secondaire de cette SCPI.
Synthèse
Les données d'Élysée Pierre dessinent un tableau cohérent mais sous tension. La hausse du taux de distribution de 3,77 % à 4,55 % entre 2022 et 2025 est un effet mécanique de la baisse du prix de part de 825 € à 660 €, et non d'une progression substantielle des revenus distribués, ceux-ci étant passés de 31,01 € à environ 33 € par part. La valeur de reconstitution, passée de 826,16 € en 2022 à 641,49 € en 2025, confirme une dépréciation patrimoniale marquée, et le prix de souscription actuel de 660 € se situe désormais au-dessus de cette valeur, créant une surcote de 2,9 %. Le taux d'occupation, bien qu'en légère amélioration à 88,95 %, reste en zone basse et reflète les difficultés d'un patrimoine quasi exclusivement composé de bureaux franciliens. La pression au retrait, avec un doublement des parts en attente à 79 584, constitue un signal de tension sur la liquidité que les données de collecte disponibles ne permettent pas de contrebalancer. Les rendements passés, qu'ils concernent le taux de distribution ou l'évolution du capital, ne constituent pas une garantie des rendements futurs.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution d'Élysée Pierre a connu une longue phase de stabilité remarquable entre 2017 et 2022, oscillant dans une fourchette très étroite entre 3,75 % et 3,77 %. Cette régularité masquait toutefois une réalité simple : le dividende était lui-même stable à environ 30 à 31 € par part sur un prix de souscription quasi inchangé autour de 800-825 €.
Le basculement intervient en 2023 avec un taux de distribution qui bondit à 4,35 %, puis 4,30 % en 2024 et 4,55 % en 2025. Cette trajectoire ascendante ne traduit pas une amélioration proportionnelle des revenus distribués. Le dividende est passé de 31,01 € entre 2019 et 2022 à 33,34 € en 2023 puis 33 € en 2024, soit une progression modeste de l'ordre de 6 à 8 % par rapport à la période antérieure. C'est avant tout la contraction du prix de souscription qui explique mécaniquement la hausse du taux : le prix est passé de 825 € en 2022 à 767 € en 2023, puis à 660 € en 2024, soit une baisse cumulée de 20 % en deux ans. Ainsi, un dividende de 33 € rapporté à un prix de 660 € génère un taux de 5 %, là où le même dividende rapporté à 825 € ne produisait que 4 %. Il convient de rappeler que le taux de distribution, pris isolément, ne constitue pas un indicateur suffisant pour évaluer la qualité d'une SCPI, et que les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
L'évolution de la valeur de reconstitution révèle une trajectoire en deux temps nettement distincts. Entre 2019 et 2022, cette valeur a progressé de 809,88 € à 826,16 €, traduisant une revalorisation régulière du patrimoine sous-jacent. Le prix de souscription, alors fixé à 825 €, s'inscrivait dans un alignement cohérent avec cette valeur patrimoniale.
La rupture est brutale : en 2024, la valeur de reconstitution s'affiche à 665,73 €, soit un recul de 19,4 % par rapport aux 826,16 € de 2022. Cette chute a précédé ou accompagné l'ajustement du prix de souscription à 660 € en 2024. Pour 2025, la valeur de reconstitution est relevée à 641,49 €, en baisse supplémentaire de 3,6 % par rapport à 2024. Le prix de souscription demeure à 660 €, ce qui signifie que l'investisseur acquiert les parts à un niveau supérieur de 2,9 % à la valeur estimée du patrimoine. Cette configuration contraste avec la période 2019-2022 où le prix de part se situait légèrement en dessous de la valeur de reconstitution. La poursuite de l'érosion de la valeur de reconstitution entre 2024 et 2025 indique que la dépréciation du patrimoine sous-jacent n'est pas stabilisée sur la dernière observation disponible.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier s'établit à 88,95 % pour la période 2025, en progression par rapport au niveau de 87,06 % précédemment constaté. Cette amélioration de près de 2 points reste insuffisante pour franchir le seuil des 90 %, ce qui situe le patrimoine dans une zone de vacance significative. Sur un parc de 107 immeubles représentant 554 694 m², cela implique qu'environ 61 000 m² de surfaces ne génèrent pas de revenus locatifs, un volume conséquent.
La concentration sectorielle est très prononcée : les bureaux représentent 96 % des actifs, les commerces et les autres typologies ne comptant que pour 2 % chacun. Cette quasi-mono-exposition sectorielle lie étroitement la performance de la SCPI aux dynamiques du marché tertiaire. La concentration géographique est tout aussi marquée, avec 97 % du patrimoine situé en Paris-Île-de-France et seulement 3 % en régions. Cette double concentration, sectorielle et géographique, constitue un facteur de risque spécifique observable dans les données : la vacance élevée reflète les tensions propres au marché francilien des bureaux.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation d'Élysée Pierre s'élève à 2 186 M€, ce qui en fait une SCPI de taille importante sur le marché français. Ce volume de capitalisation, rapporté aux 107 immeubles détenus, correspond à une taille moyenne d'actif d'environ 20 M€ par immeuble, cohérente avec un positionnement sur des immeubles tertiaires significatifs.
Le point de vigilance majeur concerne la liquidité. Le nombre de parts en attente de retrait atteint 79 584 au dernier relevé, contre 40 097 précédemment. Ce quasi-doublement traduit une pression vendeuse en nette accélération. Au prix de part actuel de 660 €, ces parts en attente représentent un volume de l'ordre de 52,5 M€. L'absence de données sur la collecte nette sur la période ne permet pas d'évaluer la capacité de la SCPI à absorber ce flux de retraits par la souscription de nouvelles parts. Ce déséquilibre observé entre demandes de retrait et capacité d'absorption constitue un signal factuel de tension sur le marché secondaire de cette SCPI.
Synthèse
Les données d'Élysée Pierre dessinent un tableau cohérent mais sous tension. La hausse du taux de distribution de 3,77 % à 4,55 % entre 2022 et 2025 est un effet mécanique de la baisse du prix de part de 825 € à 660 €, et non d'une progression substantielle des revenus distribués, ceux-ci étant passés de 31,01 € à environ 33 € par part. La valeur de reconstitution, passée de 826,16 € en 2022 à 641,49 € en 2025, confirme une dépréciation patrimoniale marquée, et le prix de souscription actuel de 660 € se situe désormais au-dessus de cette valeur, créant une surcote de 2,9 %. Le taux d'occupation, bien qu'en légère amélioration à 88,95 %, reste en zone basse et reflète les difficultés d'un patrimoine quasi exclusivement composé de bureaux franciliens. La pression au retrait, avec un doublement des parts en attente à 79 584, constitue un signal de tension sur la liquidité que les données de collecte disponibles ne permettent pas de contrebalancer. Les rendements passés, qu'ils concernent le taux de distribution ou l'évolution du capital, ne constituent pas une garantie des rendements futurs.