Action Air France-KLM : le titre cale malgré la chute du Brent sous 95 $
Le titre de la compagnie franco-néerlandaise cède du terrain en milieu de matinée, à rebours du repli marqué du baril qui aurait dû alléger la facture carburant. La valeur figure parmi les baisses les plus marquées du SBF 120, après une semaine pourtant largement positive.
Une consolidation après un rebond hebdomadaire de 10 % et l'avis de Morgan Stanley
L'action Air France-KLM perd 2,05 % à 11,22 € en séance, alors que le CAC 40 ne cède que 0,32 % sur la même période. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120. Le mouvement intervient après une envolée de 10,16 % sur la semaine écoulée, qui appelait mécaniquement à une pause.
La séance contraste avec le contexte sectoriel : le Brent recule de plus de 5 % à 94,52 $/baril, sur fond de négociations indirectes entre Washington et Téhéran à Doha, un repli qui devrait alléger la facture kérosène des compagnies aériennes. Le titre n'en profite pas, à la différence d'Airbus qui gagne 1,07 % en séance.
Morgan Stanley avait relevé son opinion à surpondérer le 26 mai, en portant son objectif de 9,40 € à 11,50 €. Le cours actuel est déjà très proche de cette cible, ce qui réduit le potentiel implicite à un peu plus de 2 %.
Selon les déclarations consultées, quatre fonds cumulent une position courte nette de 2,96 % du capital, en hausse de 0,80 point en un mois. Un niveau qui reste modéré, mais dont la progression mérite d'être suivie sans en faire le moteur du mouvement du jour.
Un RSI à 70 et un test de la moyenne mobile 200 jours à 11,14 €
Le titre est légèrement au-dessus de sa moyenne mobile 200 jours, à 11,14 €, avec un écart positif de seulement 0,76 %. Ce seuil avait été franchi la veille, comme l'indiquait la dynamique de redressement observée mercredi. Le repli du jour ramène le cours au contact de cette référence technique de moyen terme, après un écart plus net en début de semaine.
Le RSI atteint 70, à la borne de la zone de surachat, ce qui traduit l'essoufflement du rebond entamé début mai. Sur trois mois, la performance reste négative à -8,74 %, mais l'année glissante affiche +23,54 %. La résistance identifiée à 11,46 € (qui correspond au cours de clôture de la veille) borne désormais la dynamique haussière à court terme.
Côté fondamentaux, lors de la publication du premier trimestre 2026 le 4 mai, le groupe avait dégagé un chiffre d'affaires de 7,479 milliards d'euros (+4,4 % sur un an) et un EBITDA courant en forte progression à 728 millions d'euros, tout en restant en perte nette de 252 millions d'euros et en abaissant ses perspectives annuelles en raison d'une facture carburant alourdie de 2,4 milliards de dollars. L'assemblée générale 2026 est prévue le 3 juin.