Action ARKEMA : recul de 2,52% en clôture lundi, -5,73% en une semaine
L'action Arkema termine la séance de lundi dans le rouge, cédant 2,52% à 50,20 euros face à un marché en léger repli. Le chimiste spécialisé confirme sa fragilité graphique, avec des échanges très réduits et une performance hebdomadaire dégradée. Dans ce contexte de faiblesse généralisée du secteur depuis le début de l'année, le titre affronte des niveaux de support techniques critiques en approche des résultats trimestriels.
Le titre ferme la journée de lundi à 50,20 euros, marquant un recul de 2,52% par rapport à la clôture de vendredi établie à 51,5 euros. L'indice CAC 40 a enregistré une baisse de 0,14% le même jour, à 8109,79 points, témoignant d'un contexte prudent sur l'ensemble de la Bourse de Paris. Sur sept jours, Arkema accuse une dépréciation de 5,73%, effaçant les modestes gains intra-hebdomadaires des séances précédentes. Le volume d'échange reste anémique avec seulement 0,31% du capital échangé lors de cette journée, signalant un manque de conviction tant du côté acheteur que vendeur. Sur l'ensemble de l'année 2025, le bilan reste profondément dégradé avec un recul de 29,57% depuis le 1er janvier. À titre de comparaison, le CAC 40 affiche une progression de 9,46% sur les douze derniers mois, creusant l'écart de performance entre le titre et l'indice large. À trois mois, Arkema recule de 13,45%, soit une surperformance à la baisse vis-à-vis du marché général. Sur un an, la décote atteint 37,91%, reflétant les défis structurels rencontrés par le groupe chimique depuis de longs mois.
Cette faiblesse du cours intervient en amont de la publication des résultats du troisième trimestre 2025, attendus en fin de semaine dans le calendrier des résultats du 3 au 7 novembre. Les analystes maintiennent une vigilance soutenue sur ce dossier, comme en témoigne l'abaissement récent par la Deutsche Bank de son objectif de cours, ramené de 76 euros à 70 euros, tout en maintenant une recommandation à l'achat. Le consensus de dix-sept analystes ressort à 1,82 achat pour un objectif de cours moyen de 77,50 euros, suggérant un potentiel de rebond d'environ 55% depuis les niveaux actuels. Néanmoins, ce large écart entre le marché et les estimations des analystes reflète une certaine forme de scepticisme chez les investisseurs institutionnels. Sur le plan technique, le titre approche du support majeur situé à 48,49 euros, suivi d'un deuxième rempart défensif à 47,4 euros. La formation de graphique suggère une fragilité croissante, le titre s'inscrivant sous ses moyennes mobiles de court et moyen terme.
L'analyse technique révèle un tableau mitigé. L'indice de force relative (RSI) s'établit à 56, positionnant le titre en territoire neutre avec une légère tendance haussière sous-jacente. Le MACD affiche une ligne à -0,75 et une signal line à -0,98, tous deux en territoire négatif, tandis que l'histogramme MACD ressort positif à 0,23, signalant une possible atténuation du momentum baissier. La moyenne mobile à 50 jours se négocie à 55,30 euros, soit quatre euros au-dessus du cours actuel, formant une résistance dynamique à la hausse. La moyenne mobile à 200 jours s'établit à 64,99 euros, soulignant l'ampleur du recul depuis les sommets. Les bandes de Bollinger encadrent le titre entre 49,58 euros (inférieur) et 53,92 euros (supérieur), plaçant le cours actuellement en zone basse de volatilité. Le beta de -0,13 indique une corrélation inversée avec le marché général, un trait particulier chez ce titre.