Action Michelin : rebond de 3,4 % après une semaine catastrophique
Le titre du fabricant de pneumatiques a clôturé à 27,09 € jeudi, en progression de 3,4 % par rapport à la veille. Ce rebond intervient dans un contexte de marché porteur, le CAC 40 progressant de 1,38 %, mais ne suffit pas à effacer les pertes accumulées depuis le début de la semaine.
Michelin affiche un gain de 3,4 % ce jeudi, clôturant à 27,09 € contre 26,20 € la veille. Cette reprise intervient après une séquence particulièrement difficile pour le titre, qui a perdu 12,22 % sur les sept derniers jours. La chute s'est principalement concentrée sur la séance de mardi, où l'action avait abandonné près de 9 % à 26,11 €, au lendemain de l'annonce d'un avertissement sur résultats. Le groupe a en effet abaissé lundi soir ses prévisions de résultat opérationnel pour 2025, désormais attendu entre 2,6 et 3 milliards d'euros, contre plus de 3,4 milliards précédemment. Cette révision à la baisse, justifiée par une détérioration plus marquée que prévu en Amérique du Nord, où les volumes ont chuté de près de 10 % au troisième trimestre, a provoqué une vague de dégagements massifs. Les volumes échangés ce jeudi représentent 0,5 % du capital, un niveau modéré qui traduit un retour au calme après l'agitation des jours précédents.
Sur le plan technique, le rebond du jour intervient dans une zone critique. L'indice de force relative (RSI), qui mesure la vitesse et l'amplitude des mouvements de prix, se situe à 18, un niveau considéré comme très survendu. En règle générale, un RSI inférieur à 30 suggère que le titre a été massivement vendu et qu'un rebond technique peut se produire, sans présager d'un retournement de tendance. Le titre a touché mardi son seuil de support à 26,11 €, niveau qui correspondait justement au plus bas de la séance, avant de rebondir. Cette reprise depuis le support illustre une réaction classique après un excès de vente, d'autant que le contexte de marché s'est montré plus favorable ce jeudi, avec un CAC 40 en nette progression.
La dynamique de moyen terme reste néanmoins défavorable. L'action évolue désormais nettement en dessous de ses moyennes mobiles, un indicateur qui lisse les variations de cours pour identifier la tendance dominante. La moyenne mobile à 50 jours se situe à 30,99 €, tandis que la moyenne à 200 jours s'établit à 32,16 €, soit respectivement 14,4 % et 18,7 % au-dessus du cours actuel. Cette configuration, où le titre se maintient sous ses moyennes clés, témoigne d'une pression vendeuse installée depuis plusieurs semaines. Le MACD, un oscillateur qui mesure la divergence entre deux moyennes mobiles exponentielles, affiche également un signal négatif, avec une ligne à -0,89 et une ligne de signal à -0,39. L'histogramme MACD, à -0,51, confirme que la dynamique baissière n'a pas encore été résorbée malgré le rebond du jour.
Sur un horizon plus large, Michelin accuse un recul de 15,48 % sur trois mois et de 19,66 % sur un an, une performance qui contraste fortement avec celle du CAC 40, en hausse de 8,86 % sur la même période. Le Chaikin Money Flow, à -0,12, indique par ailleurs que les flux de capitaux restent orientés à la baisse, suggérant que les vendeurs conservent l'initiative. La résistance immédiate se situe désormais à 31,58 €, un niveau que le titre devra franchir pour envisager une stabilisation durable. Avec un bêta de 0,12, Michelin affiche une sensibilité très faible aux mouvements du marché, ce qui peut limiter l'ampleur des variations en cas de rebond ou de rechute du CAC 40.
Le rebond technique observé ce jeudi s'inscrit dans un contexte de marché plus favorable, alors que le CAC 40 a progressé de 1,38 %. Cette embellie parisienne intervient après le rejet des deux motions de censure visant le gouvernement Lecornu, un événement politique qui a rassuré les investisseurs sur la stabilité institutionnelle. Cependant, pour Michelin, cette reprise ne compense que partiellement la violente correction subie en début de semaine. La volatilité sur un mois, mesurée à 10,56 %, traduit des mouvements de prix importants mais reste dans une fourchette relativement contenue compte tenu de l'ampleur de la chute récente. L'Average True Range (ATR), à 0,49 €, confirme que les variations quotidiennes moyennes du titre sont restées modérées ces dernières semaines, à l'exception de la séance de mardi qui a marqué une rupture brutale. Le On-Balance Volume (OBV), à -9,73 millions, reflète un solde négatif des volumes cumulés depuis plusieurs semaines, ce qui souligne la persistance des pressions vendeuses.