Action RENAULT : rebond de 2,35% en clôture après la correction de mardi
Après un repli de 2,29% mardi 4 novembre, l'action Renault s'est redressée mercredi 5 novembre en clôture à 34,45 euros, gagnant 2,35%. Les échanges restent comprimés avec seulement 0,39% du capital circulant ayant changé de mains. Sur l'ensemble de l'année, le titre demeure affecté, cédant 15,63%, tandis que le CAC 40 s'apprécie de 9,53%.
Le titre clôture à 34,45 euros en reprise de 2,35% par rapport à la séance précédente de 33,66 euros. Les volumes demeurent extrêmement limités, avec seulement 0,39% du capital circulant ayant changé de mains, traduisant une participation retenue des investisseurs sur cette séance de mercredi. Sur une semaine, le gain ne ressort qu'à 0,73%, tandis que sur trois mois l'action accumule une progression de 9,71%, révélant une stabilisation progressive depuis le début de l'année. En revanche, sur douze mois, le titre accuse un recul de 15,63%, creusant un écart significatif avec la progression du CAC 40 qui a gagné 9,53% sur la même période. Sur le plan des niveaux techniques, Renault évolue entre un support clairement identifié à 33,09 euros et une résistance établie à 36,16 euros. La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 34,36 euros, pratiquement alignée sur le cours de clôture, signalant un équilibre à très court terme. La moyenne mobile à 200 jours demeure bien plus élevée à 41,12 euros, reflétant un recul durable du titre par rapport à ses niveaux annuels antérieurs. Le ratio cours-moyenne 200 jours indique une certaine faiblesse structurelle bien que les derniers mois affichent une amélioration progressive.
Lundi 3 novembre, l'ensemble du secteur automobile européen avait enregistré un rebond significatif suite à des espoirs d'assouplissement des restrictions commerciales sur les exportations de puces chinoises de Nexperia. Renault s'était apprécié de 3% ce jour-là, enregistrant la plus forte hausse du CAC 40. Cette mobilité positive reflétait les attentes d'une détente dans la chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs, un enjeu clé pour l'industrie automobile face aux tensions sino-américaines. Mardi 4 novembre, le titre avait cédé 2,29%, suggérant une prise de bénéfices ou un ajustement technique après le rebond de la veille. La reprise observée mercredi peut être interprétée comme une restabilisation dans ce contexte d'apaisement relatif des tensions commerciales, où les craintes immédiates de pénurie s'étaient atténuées. En parallèle, fin octobre, Renault avait dévoilé des résultats du troisième trimestre 2025 qualifiés de solides, avec une croissance des volumes, et avait confirmé l'ensemble de ses objectifs pour l'exercice en cours. Cette publication fournissait un socle fondamental favorable au titre, même si les développements macro-économiques et sectoriels demeurent des facteurs d'orientation déterminants.
L'indice de force relative (RSI) s'établit à 51, posture neutre qui exclut surextension haussière comme baissière. Le stochastique affiche un signal de vente tempérant les perspectives à très court terme. Le MACD enregistre une ligne à –0,30 avec un histogramme à –0,05, signalant une convergence progressive sans retournement affirmé. L'action évolue au centre des bandes de Bollinger, avec un seuil supérieur à 35,60 euros et un seuil inférieur à 32,95 euros, le cours se situant sensiblement à l'équilibre. La volatilité sur un mois s'affiche à 7,82%, traduisant une amplitude modérée des mouvements. Le bêta de –0,18 indique une faible corrélation avec le marché général, caractéristique qui peut tantôt offrir une diversification tantôt limiter les gains en phase haussière.