AdUX : un chiffre d'affaires stable, mais un résultat net en chute de 42 %
AdUX livre des résultats contrastés pour l'exercice 2025. En apparence, le groupe maintient son chiffre d'affaires à 24,6 millions d'euros, démontrant une certaine résilience. Mais sous cette stabilité de surface, la profitabilité réelle s'érode sensiblement. Le résultat net chute de 42 %, tandis que les marges brutes reculent de 5 %. Cette dégradation résulte d'une combinaison de facteurs : une pression accrue sur les coûts directs, une hausse substantielle des amortissements liée à l'application de la norme IFRS 16, et des ajustements fiscaux défavorables. Le groupe se trouve ainsi face à un défi d'exécution majeur en 2026.
France en renfort, marge brute en retrait
Le chiffre d'affaires 2025 s'établit à 24,6 millions d'euros, inchangé par rapport à 2024. Cette stabilité est portée par une dynamique commerciale soutenue en France, où l'activité gagne en poids relatif dans le portefeuille global du groupe. Cette progression française compense des performances en retrait dans les autres régions. Parallèlement, la marge brute se contracte de 5 %, passant de 10,5 millions d'euros en 2024 à 10,0 millions d'euros en 2025 (-0,5 million d'euros). Cette compression reflète une pression accrue sur les coûts directs d'exploitation, une problématique centrale évoquée par la direction comme l'un des défis majeurs de l'exercice. Les coûts d'achats ont toutefois baissé de 10 %, s'établissant à 2,8 millions d'euros, tandis que les coûts de personnel restent stables à 3,0 millions d'euros.
L'EBITDA résiste, mais les amortissements s'envolent
L'EBITDA, métrique clé de la rentabilité opérationnelle, recule légèrement de 3 % pour atteindre 4,2 millions d'euros contre 4,3 millions en 2024. Cette diminution est mineure, traduisant une bonne maîtrise des coûts malgré un environnement économique contraint. Cependant, le résultat opérationnel baisse de 14 %, passant de 3,1 à 2,6 millions d'euros, en raison d'une augmentation substantielle des dotations aux amortissements, qui progressent de 26 % à 1,6 million d'euros. Cette hausse découle de l'application de la norme IFRS 16 relative à la comptabilisation des contrats de location, impactant plus fortement le second semestre. Le résultat net, lui, s'effondre de 42 %, chutant à 2,1 millions d'euros contre 3,7 millions en 2024. Cette baisse drastique s'explique en grande partie par un changement de situation fiscale : l'exercice 2024 avait bénéficié d'un produit d'impôt différé de 1,0 million d'euros résultant de l'activation de déficits antérieurs, tandis que 2025 enregistre une charge d'impôt de 0,2 million d'euros due à un ajustement à la baisse des projections futures.
France moteur de résilience, visibilité limitée en 2026
Face aux incertitudes macroéconomiques persistantes et à une visibilité restée limitée, AdUX affirme sa volonté de poursuivre une politique rigoureuse de contrôle des coûts. Le groupe réaffirme son engagement à préserver une rentabilité opérationnelle solide pour 2026, misant sur la pertinence de ses solutions de performance et de génération de trafic pour absorber les fluctuations du marché. La France reste identifiée comme principal moteur de résilience, son poids accroissant continuellement dans le portefeuille global. Sur le plan financier, le bilan demeure solide avec un ratio dette nette / EBITDA de 1,23. Le second semestre 2025 a montré une accélération, avec un chiffre d'affaires en hausse de 8 % à 13,5 millions d'euros, porté par les marchés français, confirmant cette tendance de fond. Cependant, l'impact persistant de la norme IFRS 16 et les défis de marge restent des éléments à suivre pour les investisseurs.