Airbus décroche un contrat de 345 M€ et fabriquera à Friedrichshafen les radars de Sentinel-1 NG
Airbus a signé mercredi un accord de 345 M€ avec Thales Alenia Space pour développer et produire deux instruments radar destinés à la constellation Sentinel-1 NG du programme Copernicus de l'Union européenne. Le contrat, annoncé au salon ILA de Berlin, porte sur deux instruments radar qui seront fabriqués et testés à Friedrichshafen, en Allemagne.
Un contrat d'envergure pour l'observation climatique
Airbus a été sélectionné pour concevoir et fabriquer deux instruments radar en bande C destinés à la constellation Sentinel-1 NG, programme phare du dispositif Copernicus de l'UE. Le contrat, d'un montant de 345 M€, est signé avec Thales Alenia Space (joint-venture 67 % Thales, 33 % Leonardo) en tant que maître d'ouvrage industriel pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Ces radars à synthèse d'ouverture (SAR) généreront des données pour la surveillance du changement climatique à l'échelle mondiale. La technologie SAR fonctionne par tous les temps, de jour comme de nuit, en traversant la couverture nuageuse, offrant une surveillance ininterrompue sur les terres et les océans.
Couverture quatre fois plus large et résolution améliorée
La constellation Sentinel-1 NG marque une progression technique significative. Comparée aux premiers satellites Sentinel-1 lancés entre 2014 et 2025, la nouvelle génération offrira une couverture quatre fois plus large (400 km contre 250 km) et une résolution géométrique améliorée d'un facteur quatre (5 m × 5 m contre 5 m × 20 m).
Le système intégrera une technologie de balayage de faisceaux actif avancée dénommée Multiple Aperture Processing Scheme (MAPS). Contrairement aux satellites précédents, la nouvelle constellation étendra sa couverture aux deux pôles terrestres. Un premier lancement est prévu en 2034, assurant la continuité des données jusqu'aux années 2040.
Fabrication en Allemagne et répartition des tâches
Airbus fabriquera et testera l'ensemble du système radar en bande C sur son site de Friedrichshafen, en Allemagne. Au-delà du radar lui-même, le groupe prendra en charge les sous-systèmes mécaniques, thermiques et de propulsion du satellite, ainsi que l'ingénierie critique des performances de mission.
Thales Alenia Space Italia assurera le développement du sous-système électronique du radar et la fourniture des modules T/R. Le satellite reposera sur la plateforme MILA de Thales Alenia Space, déjà utilisée pour les missions Copernicus CHIME, ROSE-L et CIMR. Thales Alenia Space pilote l'assemblage, l'intégration et les essais des deux satellites.