Amoéba : son biocontrôle AXPERA autorisé en urgence contre le mildiou de la vigne
Amoéba annonce l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché d'urgence pour son produit de biocontrôle AXPERA, valable 120 jours, afin de lutter contre le mildiou de la vigne en France. Cette nouvelle autorisation, accordée par le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, s'inscrit dans la continuité de celle obtenue au printemps 2025.
Une autorisation d'urgence renouvelée en attente de l'autorisation permanente
Le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a accordé cette autorisation d'urgence phytosanitaire pour une durée de 120 jours, couvrant la période d'utilisation des produits anti-mildiou de mai à août 2026. Cette procédure exceptionnelle permet aux viticulteurs français d'intégrer immédiatement AXPERA dans leur programme de protection contre le mildiou, avant l'obtention de l'autorisation permanente.
L'autorisation définitive de mise sur le marché est attendue dans les semaines à venir, actuellement dans la dernière phase du processus d'évaluation de l'ANSES. Cette demande d'urgence a été défendue par l'Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) et démontre l'attente forte des professionnels de la vigne pour l'utilisation rapide d'AXPERA.
AXPERA : une solution face aux enjeux du mildiou et des restrictions réglementaires
Le mildiou de la vigne entraîne de fortes pertes de rendement et représente une urgence phytosanitaire en raison des restrictions récentes sur les usages du cuivre, des résistances croissantes du mildiou aux produits phytosanitaires conventionnels et de la pression accrue de la maladie exacerbée par le changement climatique. En Bordelais, la maladie a touché jusqu'à 90 % des vignes en 2024.
AXPERA a démontré son efficacité contre le mildiou lors de nombreux tests réalisés avec les prescripteurs techniques et la distribution. La solution peut être utilisée en programme et en mélange, associée à une faible dose de cuivre, permettant de répondre aux contraintes liées aux doses autorisées limitées. Son mode d'action multiple permet également aux viticulteurs de mieux gérer le risque de résistances développées par le mildiou face aux solutions phytopharmaceutiques conventionnelles.