Brunel International : EBIT publié en hausse de 43 % au troisième trimestre, EBIT sous-jacent en recul de 5 %
Brunel International a publié le 6 novembre 2026 des résultats du troisième trimestre dans lesquels ses deux mesures de résultat évoluent en sens opposé. L'EBIT publié progresse de 43 %, à 8,9 M€ (44 % en organique), alors que l'EBIT sous-jacent recule de 5 %, à 11,4 M€ (4 % en organique).
L'écart s'explique par les coûts non récurrents, ramenés à 2,4 M€ contre 5,7 M€ au troisième trimestre 2025.
L'activité reste proche de son niveau d'il y a un an : le chiffre d'affaires du groupe d'Amsterdam, spécialisé dans le détachement de spécialistes techniques et les solutions de projets, recule de 1 %, à 301,2 M€, et de 2 % en organique.
Une marge brute en hausse, absorbée par des coûts d'exploitation plus élevés
La marge brute s'est améliorée : en valeur, elle est stable, à 56,6 M€, alors que les ventes reculent de 1 %. La direction souligne cette amélioration, mais elle ne se retrouve pas dans l'EBIT sous-jacent.
Selon Peter de Laat, directeur général, « la poursuite des investissements dans la croissance et l'excellence opérationnelle a entraîné une légère hausse des coûts d'exploitation, se traduisant par un EBIT sous-jacent en léger recul ». L'amélioration de l'EBIT publié tient donc à la baisse des charges exceptionnelles, et non à celle des coûts courants.
La génération de trésorerie suit la même orientation que l'EBIT sous-jacent : le free cash-flow recule, à 8,0 M€ contre 10,6 M€ un an plus tôt. Le dirigeant résume le trimestre en estimant que les résultats « montrent des progrès dans l'exécution de notre stratégie, même si la performance reste inégale selon nos marchés ».
La zone DACH porte l'Europe, les Pays-Bas et l'Asie reculent
En Europe, l'EBIT est en hausse. La zone DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) a enregistré son troisième trimestre consécutif de croissance organique du chiffre d'affaires, malgré la faiblesse persistante de l'automobile. Selon la direction, cette croissance, combinée à la maîtrise des coûts, a entraîné une forte hausse de l'EBIT.
Aux Pays-Bas et en Belgique, le chiffre d'affaires a continué de reculer, à un rythme moins marqué. Le groupe indique finaliser son plan de redressement, en vue d'un « retour à une contribution saine à l'EBIT l'an prochain ».
Dans la division Global, l'EBIT est stable, avec des évolutions opposées selon les zones. L'Australasie a amélioré sa marge brute grâce à des services à plus forte valeur ajoutée, et les Amériques ont connu une croissance organique portée par l'Amérique du Nord.
À l'inverse, l'incertitude géopolitique a pesé au Moyen-Orient et en Inde, tandis qu'en Asie la baisse du chiffre d'affaires reflète principalement des fins de projets, le calendrier des nouveaux démarrages et des changements dans la composition de l'activité.
Un recul organique plus marqué au troisième trimestre que sur neuf mois
Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d'affaires recule de 2 %, à 897,8 M€ (1 % en organique), et l'EBIT sous-jacent de 4 %, à 25,5 M€.
En organique, ce dernier ne baisse que de 1 % sur le cumul, contre 4 % sur le seul troisième trimestre. Le bénéfice par action atteint 0,19 € sur la période, contre 0,05 € un an plus tôt.
Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires reculait déjà de 2 %, à 297,7 M€, et l'EBIT sous-jacent s'établissait à 6,2 M€, contre 6,3 M€ un an plus tôt.
Pour la suite, la direction met en avant des projets importants dans l'énergie conventionnelle, approuvés ou proches de la décision finale d'investissement en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Guyana, au Brésil, au Mozambique et aux États-Unis. Leurs démarrages sont attendus au premier semestre 2027, et l'activité minière suit une tendance comparable.
Les projets dans les énergies renouvelables devraient en revanche progresser au second semestre 2027. Selon le groupe, ce portefeuille et la montée en puissance de ses nouvelles activités Power & Grid et Defence « soutiendront une croissance durable et amélioreront structurellement la rentabilité ».
À ce stade, la hausse du résultat publié repose sur la baisse des charges non récurrentes, tandis que le résultat courant reste en léger recul : la direction situe en 2027 les démarrages de projets censés relancer l'activité.