Cibox double son chiffre d'affaires à 10,7 M€ et vise 50 000 vélos en 2026
CIBOX, fabricant français de micro-mobilité électrique, a vu son chiffre d'affaires du premier semestre doubler à 10,7 M€ contre 4,1 M€ un an plus tôt, porté par la montée en cadence de son usine de Revin ouverte en 2025. Cette accélération spectaculaire de la production (28 000 vélos assemblés en H1, 23 000 vendus) confirme l'ambition de dépasser 50 000 unités sur l'année. Cependant, le groupe reconnaît affronter des enjeux quotidiens majeurs : tensions d'approvisionnement, flux logistiques saturés, recrutement et financement du besoin en fonds de roulement.
Production en cadence rapide, mais effectifs et approvisionnements en tension
CIBOX a produit 28 000 vélos au cours du premier semestre 2026, dont 6 200 sur le mois de juin seul sur une seule ligne de production. Ces unités assemblées dépassent déjà le volume total réalisé en 2025, illustrant le saut d'échelle opéré en moins d'un an après l'ouverture de l'usine de Revin. L'activité de production représente désormais 80 % du chiffre d'affaires du groupe, marquant la transformation du modèle économique vers la fabrication intégrée.
En parallèle, 23 000 vélos ont été commercialisés, créant un stock tampon de 5 000 unités destiné à couvrir les commandes prévues en début de second semestre. Une deuxième ligne de production a été lancée en juin avec un plan de recrutement de 40 personnes en cours. Le groupe signale que cette accélération s'accompagne de « défis au quotidien » portant sur l'approvisionnement, les flux logistiques, le recrutement et la formation — des pressions qui pèsent directement sur le financement du besoin en fonds de roulement.
L'objectif de 50 000 vélos en 2026 confirmé, mais la rentabilité reste attendue
La direction maintient son objectif de dépasser 50 000 vélos produits en 2026, sa première année complète d'exploitation de l'usine. Le rythme de juin (6 200 unités) et les prévisions d'activité laissent entrevoir une amélioration du résultat d'exploitation au second semestre, selon le communiqué.
Le groupe doit désormais stabiliser cette dynamique : consolider durablement un niveau de production mensuel supérieur à celui atteint en juin devient le marqueur clé d'une progression vers la rentabilité. Les enjeux du second semestre portent ainsi sur la capacité à produire régulièrement au-delà de cette cadence, tout en gérant les contraintes de financement imposées par cette croissance.