CAC 40 : Pernod Ricard et Eiffage lestent la cote, l'indice décroche à la mi-journée
À la mi-journée ce jeudi 27 août, le CAC 40 cède 1,12 % pour revenir à 8 367,39 points. La séance parisienne vire au rouge, plombée par des résultats mal accueillis et un secteur bancaire en repli marqué.
Une séance sous pression, à contre-courant de Francfort
Le ton est nettement défensif à Paris. Sur les 40 valeurs de l'indice, 31 reculent, contre seulement 9 en hausse : la baisse est large et laisse peu de refuges. Le SBF 120 accompagne le mouvement, en retrait de 1,05 %.
Le tableau européen apparaît plus contrasté. Le DAX allemand résiste en séance avec un gain de 0,22 %, tandis que le STOXX 600 cède 0,34 % et que le FTSE 100 londonien recule de 0,51 %. Outre-Atlantique, la veille au soir, les indices américains avaient terminé quasi étales : le S&P 500 avait grappillé un recul de 0,02 % à la clôture de mercredi soir à Wall Street, le Nasdaq 100 gagnant 0,05 % et le Dow Jones cédant 0,21 %. Le repli parisien tient donc largement à des facteurs propres à la cote française, au cœur d'une saison de publications semestrielles chargée.
Publications sanctionnées : Pernod Ricard et Eiffage en tête des baisses
La plus lourde chute revient à Pernod Ricard, qui plonge de 7,01 % à 62,86 euros. Le groupe de spiritueux a publié ce 27 août des résultats annuels marqués par un recul organique de 3,9 % de son chiffre d'affaires, sous l'effet de la faiblesse des États-Unis et de la Chine, malgré un dividende maintenu. CIC Market Solutions a ramené son avis à « Neutral », avec un objectif de 72 euros.
Juste derrière, Eiffage abandonne 6,51 % à 109,85 euros. Le groupe a livré la veille des résultats semestriels au bénéfice net en hausse de 12,1 %, mais a ajusté ses perspectives 2026 pour les Concessions, désormais attendues en léger repli en raison de la baisse persistante du trafic autoroutier.
Le compartiment bancaire pèse aussi lourd dans la balance. Société Générale recule de 3,95 % à 71,81 euros et BNP Paribas cède 3,67 % à 101,84 euros. Orange complète le peloton des plus fortes baisses, en repli de 4 % à 15,13 euros.
Automobile et STMicroelectronics tiennent la corde
Les rares gains du jour se concentrent sur quelques valeurs. En tête, STMicroelectronics bondit de 4,42 % à 44,19 euros, isolée dans le vert au sommet du palmarès.
Le secteur automobile offre l'autre note positive. Renault progresse de 1,87 % à 27,73 euros, porté par une actualité commerciale nourrie : le constructeur a avancé de 4,41 % sur le marché français en juillet (quand Stellantis recule) et vient d'ouvrir les commandes d'une nouvelle gamme de sa Renault 5 E-Tech. Stellantis suit avec une hausse de 1,61 % à 4,54 euros.
Euronext (+1,60 % à 165,20 euros) et Legrand (+0,76 % à 138,40 euros) complètent le maigre carré des hausses. Une poignée de valeurs qui ne suffit pas à compenser le poids des poids lourds en repli, dans une séance dominée par les sanctions post-résultats.