Econocom : marge opérationnelle en recul de 24,5 % au premier semestre 2026, objectif annuel confirmé
Econocom a publié le 23 juillet 2026 ses résultats du premier semestre 2026. Le chiffre d'affaires s'établit à 1 399,3 M€, en baisse de 3,7 % à périmètre retraité et de 5,3 % en organique, tandis que la marge opérationnelle recule de 24,5 % à 30,9 M€. Le groupe impute ce repli au retrait de l'activité Technology Management & Financing, conséquence d'une approche volontairement prudente sur les opérations de location d'actifs portées au bilan. Malgré cette exécution semestrielle en retrait, la direction confirme son objectif de croissance annuelle du chiffre d'affaires de 2 à 3 %, en anticipant un rattrapage au second semestre.
Un chiffre d'affaires de 1 399 M€, une marge opérationnelle en repli d'un quart
Au premier semestre 2026, Econocom a réalisé un chiffre d'affaires de 1 399,3 M€, contre 1 453,2 M€ au premier semestre 2025 retraité des activités cédées, soit une baisse de 3,7 % à périmètre comparable et de 5,3 % en organique. La marge opérationnelle recule dans une proportion nettement plus marquée, à 30,9 M€ contre 41,0 M€, soit -24,5 %. Le résultat opérationnel suit la même trajectoire, à 22,9 M€ contre 33,7 M€ (-32,1 %). Le groupe précise que la baisse de marge est principalement imputable au recul de l'activité Technology Management & Financing, premier contributeur à la marge au premier semestre 2025.
TMF en retrait de 24,5 %, Produits & Solutions en hausse de 15,8 %
L'activité Technology Management & Financing, qui regroupe le financement et la gestion d'équipements, affiche un chiffre d'affaires de 464,8 M€, en baisse de 24,5 %. Econocom explique ce retrait par un premier semestre 2025 particulièrement soutenu et, surtout, par son approche prudente concernant les opérations de location d'actifs inscrites dans ses livres, dont l'objectif déclaré est de préserver l'endettement financier global. Hors contrats autoportés, la baisse du chiffre d'affaires de cette division se limite à 8 %. Sa marge opérationnelle passe de 25,7 M€ à 13,4 M€, soit un recul de 12,3 M€ qui représente à lui seul l'intégralité de la contraction de marge du groupe. À l'inverse, l'activité Produits & Solutions progresse de 15,8 % à 665,9 M€, portée selon le groupe par une demande européenne anticipant des tensions d'approvisionnement en semi-conducteurs et par les acquisitions réalisées l'an dernier ; sa marge opérationnelle passe de 5,7 à 9,8 M€. L'activité Services reste stable à 268,6 M€ (+2,4 %) dans un environnement décrit comme attentiste, avec une marge en repli de 9,6 à 7,7 M€, les clients se recentrant sur leurs besoins essentiels et reportant les projets à plus forte marge.
Un résultat net consolidé en hausse qui masque un recul des activités poursuivies
Le résultat net consolidé s'élève à 1,3 M€ au premier semestre 2026, contre 0,8 M€ un an plus tôt, soit une progression de 51,2 %. Cette hausse appelle une lecture prudente : le résultat net des activités poursuivies, lui, chute de 17,1 M€ à 7,8 M€, soit -54,4 %. La progression du résultat consolidé s'explique par la réduction des pertes des activités non poursuivies, ramenées de -16,3 M€ à -6,6 M€ après la finalisation, le 31 mars 2026, de la cession de Synertrade, dont l'impact comptable sur le semestre a représenté 6,0 M€ en incluant les pertes opérationnelles. Le résultat avant impôt ressort à 11,3 M€ contre 28,3 M€, pénalisé notamment par des charges financières en hausse, à -12,7 M€ contre -9,1 M€.
Dette nette à 229 M€ et refinancement Schuldschein de 240 M€
À fin juin 2026, la dette financière nette du groupe s'élève à 229 M€, contre 208 M€ à fin juin 2025, soit une progression de 10,3 %. Le free cash-flow sur les douze derniers mois s'établit à 63 M€. Au bilan, les capitaux propres reviennent de 455 M€ au 31 décembre 2025 à 426 M€ au 30 juin 2026, et la trésorerie de 523 M€ à 396 M€ sur la même période. En juin 2026, Econocom a réalisé une émission de type Schuldschein d'un montant de 240 M€, sans augmenter sa dette financière brute. Initialement lancée à 100 M€, l'opération a été sursouscrite, ce que le groupe interprète comme une marque de confiance des investisseurs à l'égard de son modèle. Cet allongement du profil de maturité de la dette vers 2029 et 2031 est présenté comme un soutien à la transformation en cours.