Eutelsat décroche le contrat Centaure avec les Armées, jusqu'à 350 M€ sur 8 ans
Eutelsat a annoncé lundi la signature du contrat CENTAURE avec le ministère français des Armées, premier accord d'exécution du cadre NEXUS conclu en juin 2025. Ce marché, d'une valeur maximale de 350 M€ sur huit ans, comprend un engagement ferme de 138 M€ sur quatre ans et vise à fournir des capacités de connectivité en orbite basse aux forces armées françaises.
Un contrat de défense structuré en deux phases
Le contrat CENTAURE, signé par la Direction générale de l'armement (DGA), constitue le premier appel d'offres lancé dans le cadre de l'accord-cadre NEXUS (Neo-Space for Multiple Secure Uses) d'une valeur totale de 1 Md€. Il s'agit d'un accord pluriannuel structuré en deux volets : une première phase, d'une durée de quatre ans et dotée d'un engagement ferme de 138 M€, pour la fourniture de capacités en orbite basse, et une phase initiale visant à renforcer la sécurité des services OneWeb d'Eutelsat.
Le contrat couvre la fourniture de ressources satellitaires à faible latence dans plusieurs domaines d'intérêt stratégique pour les forces armées françaises, permettant un accès continu à des connectivités globalement disponibles.
OneWeb, seule constellation européenne opérationnelle en orbite basse
Eutelsat exploite sa constellation OneWeb, la seule constellation d'orbite basse actuellement opérée par un fournisseur européen, pour mettre à disposition des capacités immédiatement opérationnelles. Cette solution s'inscrit dans la stratégie française de renforcement des capacités de communication satellitaire militaire en attendant le déploiement de la constellation européenne future IRIS 2.
Le choix de OneWeb repose sur sa disponibilité immédiate, sa couverture globale et ses capacités de faible latence, répondant aux besoins opérationnels actuels des forces armées dans un contexte géopolitique marqué par une demande croissante de connectivité sécurisée et souveraine.
La mise en œuvre concrète d'une stratégie européenne hybride
L'accord NEXUS illustre l'approche française combinant les actifs souverains avec les capacités commerciales fiables pour accélérer le déploiement de moyens de nouvelle génération. Selon Patrick Pailloux, directeur général de l'armement, « la France avance dans la modernisation de ses capacités de communication par satellite militaire » en s'appuyant sur « une solution européenne de confiance immédiatement disponible », tout en préparant l'arrivée des futures capacités souveraines européennes via IRIS 2.