Galapagos affiche un bénéfice net de 320,9 millions d'euros en 2025 et anticipe une neutralité de trésorerie fin 2026
Le groupe de biotechnologie Galapagos a publié lundi ses résultats financiers pour l'année 2025, marqués par un redressement spectaculaire du résultat net grâce à une libération de revenus différés pour sa plateforme de découverte de médicaments. Dans le même temps, le groupe a confirmé son intention de se recentrer strategiquement autour de l'immunologie et de l'oncologie, en abandonnant ses activités de thérapie cellulaire.
Un redressement porté par les revenus différés et les restructurations
Galapagos a enregistré un bénéfice net de 320,9 millions d'euros en 2025, contre un bénéfice de 74,1 millions d'euros en 2024. Cette performance s'explique principalement par la libération en revenus de 1 069,0 millions d'euros correspondant au solde des revenus différés alloué à la plateforme de découverte de médicaments. Le groupe a dégagé un résultat opérationnel de 295,1 millions d'euros en 2025, comparé à une perte opérationelle de 188,3 millions d'euros en 2024.
Cette amélioration masque cependant l'impact significatif des décisions stratégiques prises durant l'année.
L'arrêt des activités de thérapie cellulaire a généré des charges de 275,0 millions d'euros, comprenant une dépréciation de 228,1 millions d'euros sur le goodwill et les immobilisations, ainsi que des frais de licenciement de 33,3 millions d'euros, des coûts de résiliation de collaborations de 16,3 millions d'euros et des frais divers de 27,6 millions d'euros, partiellement compensés par un ajustement favorable de la contrepartie conditionnelle payable de 21,8 millions d'euros.
La réorganisation stratégique des activités de petites molécules annoncée en janvier 2025 a généré des charges supplémentaires de 124,8 millions d'euros, répartis entre severance costs de 47,7 millions d'euros, frais de résiliation de collaborations de 46,1 millions d'euros, dépréciation d'immobilisations de 9,5 millions d'euros et frais annexes de 21,5 millions d'euros.
Trésorerie robuste et perspective de neutralité de trésorerie
Au 31 décembre 2025, Galapagos disposait d'une trésorerie et d'investissements financiers de 2 998,0 millions d'euros, contre 3 317,8 millions d'euros un an plus tôt. Cette baisse nette de 319,8 millions d'euros résulte de plusieurs facteurs : un cash burn opérationnel de 189,1 millions d'euros, des pertes de change de 128,3 millions d'euros, l'octroi d'un prêt convertible de 20,0 millions d'euros à un tiers, partiellement compensés par une rentrée nette de 17,6 millions d'euros liée à la vente ou acquisition de filiales.
Le groupe anticipe une neutralité de trésorerie à fin 2026, hors activités de développement commercial et variations de change. Galapagos prévoit une trésorerie comprise entre 2 775,0 millions d'euros et 2 850,0 millions d'euros au 31 décembre 2026. Pour 2026, le groupe s'attend à un flux de trésorerie négatif d'environ 50,0 millions d'euros au premier trimestre lié à l'arrêt des activités de thérapie cellulaire, suivi de charges de restructuration de 125,0 à 175,0 millions d'euros sur l'ensemble de l'année, réduction de 25,0 millions d'euros par rapport à la guidance antérieure. Les coûts d'implémentation de la restructuration des petites molécules sont estimés à 35,0 à 40,0 millions d'euros, tandis que le programme TYK2 devrait générer des frais de 40,0 millions d'euros maximum.
Revenus différés et résultat de discontinuation
Le bénéfice net des activités abandonnées relatives à Jyseleca s'est limité à 1,4 million d'euros en 2025, contre 75,4 millions d'euros en 2024. Cette diminution reflète la réalisation en 2024 d'un gain de 52,3 millions d'euros lors de la cession du produit à Alfasigma, qui n'a pas d'équivalent en 2025. Les revenus financiers nets se sont établis à 5,8 millions d'euros, contre 185,2 millions d'euros en 2024. Le groupe a enregistré un revenu fiscal de 18,6 millions d'euros en 2025, comparé à 1,8 million d'euros en 2024, principalement en raison de l'annulation des passifs fiscaux différés liés aux immobilisations incorporelles de thérapie cellulaire suite à leur dépréciation.