JCDecaux : le chiffre d'affaires progresse de 5,7 % au T1, le T2 s'annonce plus modeste
JCDecaux a enregistré une hausse du chiffre d'affaires de +5,7 % en organique au premier trimestre 2026, à 880,6 millions d'euros, soutenue par une forte progression du Digital Out-of-Home (DOOH) à +13,1 % en organique. Cependant, le groupe anticipe un ralentissement significatif au deuxième trimestre avec une croissance organique attendue de seulement +3 %, en raison des turbulences géopolitiques au Moyen-Orient et des incertitudes économiques mondiales.
Digital en accélération, Transport porteur, Affichage en repli
Le chiffre d'affaires du groupe a atteint 880,6 millions d'euros au T1 2026, en progression de +2,6 % en variation publiée et +5,7 % en croissance organique. Par activité, les performances sont contrastées : le Mobilier Urbain a progressé de +6,8 % en organique, le Transport de +7,5 %, tandis que l'Affichage a enregistré un recul de −2,9 %, notamment lié à une rationalisation du patrimoine dans certains pays. Le Digital Out-of-Home demeure le moteur principal de la croissance. Les revenus numériques ont augmenté de +9,1 % en variation publiée et +13,1 % en organique, représentant désormais 41,7 % du chiffre d'affaires total du groupe. Le DOOH programmatique affiche une dynamique encore plus vigoureuse, progressant de +27,2 % — le double du taux de croissance du digital global — pour atteindre 10,5 % du chiffre d'affaires digital.
Moyen-Orient pèse sur les perspectives du T2
Le groupe a relevé l'impact du conflit au Moyen-Orient, région qui représentait environ 5 % du chiffre d'affaires en 2025. Cette tension géopolitique limite sensiblement les attentes pour le second trimestre. JCDecaux prévoit désormais une croissance organique autour de +3 % pour le T2, soit un recul marqué par rapport aux +5,7 % du T1. Hors Moyen-Orient, cette perspective monterait à environ +5 %, soulignant le poids spécifique de cette région. La contribution de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 apporte un soutien partiel. Le groupe anticipe que les bénéfices de cet événement seront répartis de manière équilibrée entre le T2 et le T3. Les nouveaux contrats doivent également contribuer positivement à partir du second semestre, bien que leur impact demeure limité à court terme.