L'action Accor rebondit de 2,59 % à mi-journée après la désescalade avec l'Iran
Le titre Accor progresse nettement ce lundi à la mi-journée, dans le sillage du rebond du CAC 40 après l'annonce d'une désescalade entre Washington et Téhéran. L'action s'échange autour de 40,76 euros, en hausse de 2,59 % par rapport à la clôture de vendredi. Ce rebond intervient dans un contexte technique dégradé pour le groupe hôtelier, dont le titre a perdu plus de 15 % en trois mois.
Un rebond porté par le retournement des marchés européens en séance
Le titre Accor bénéficie ce lundi du vif retournement observé sur les marchés européens. Après une matinée sous pression, liée aux tensions autour du détroit d'Ormuz et à la menace de frappes américaines contre l'Iran, le CAC 40 a brusquement inversé sa trajectoire. L'indice parisien, qui cédait plus de 2 % dans la matinée, affiche désormais une hausse de 0,61 % en séance, à 7 712,03 points. Le SBF 120 progresse dans les mêmes proportions (+0,63 %).
L'annonce de discussions qualifiées de « très fructueuses » entre Donald Trump et Téhéran, accompagnée du report des opérations militaires, a provoqué ce brusque changement de tendance sur l'ensemble de la cote. Le secteur du tourisme et de l'hôtellerie, particulièrement sensible aux risques géopolitiques susceptibles de perturber les flux de voyageurs internationaux, a logiquement profité de ce retour au calme. Parmi les valeurs comparables, Sodexo gagne 1,35 % en séance, tandis que Getlink progresse plus modestement de 0,15 %.
Des indicateurs techniques toujours sous pression malgré le sursaut
En dépit du rebond du jour, la situation graphique d'Accor demeure fragile. Le cours de 40,76 euros reste très éloigné de la moyenne mobile à 50 jours, située à 46,02 euros, ce qui traduit une tendance baissière de moyen terme encore marquée. Le titre évolue par ailleurs à proximité de son seuil de support identifié à 39,50 euros, un niveau testé lors du creux récent et qui constitue un plancher technique à surveiller.
Le RSI (indice de force relative), à 33, se rapproche de la zone de survente généralement fixée sous les 30, signalant un excès de pression vendeuse ces dernières semaines. Ce niveau technique, conjugué à une performance trimestrielle de -15,31 % et annuelle de -7,13 %, illustre l'ampleur de la correction subie par le titre depuis le début de l'année. La résistance majeure se situe quant à elle bien plus haut, à 49,78 euros, un écart qui souligne le chemin restant à parcourir pour un éventuel retour aux niveaux du début d'année.