L'action ADP recule de près de 2 % en séance
Le gestionnaire aéroportuaire recule en milieu de séance, dans un marché parisien orienté à la baisse. Le repli intervient après plusieurs séances de rebond et alors que les indicateurs macroéconomiques français se dégradent nettement.
Repli du titre dans le sillage d'un CAC 40 plombé par les indicateurs PMI
Aéroports de Paris perd 1,95 % à 110,90 €, alors que le CAC 40 cède 1,03 % et le SBF 120 1,01 %. La baisse efface une partie du rebond récent, le titre conservant tout de même un gain de 6,33 % sur la semaine. Sur trois mois, la performance reste négative à -6,49 %.
L'indice PMI Flash composite S&P Global français est tombé à 43,5 en mai, son plus bas niveau depuis novembre 2020, contre 47,6 en avril. Le volume des nouvelles affaires accuse sa plus forte contraction depuis novembre 2020, tandis que la demande extérieure enregistre son plus fort repli depuis dix-huit mois. Les pressions inflationnistes ressurgissent parallèlement, l'inflation des coûts atteignant son plus haut depuis mars 2023, sous l'effet du renchérissement du pétrole et de l'énergie.
Pour le groupe aéroportuaire, ce contexte prolonge un environnement déjà compliqué par le conflit au Moyen-Orient, qui avait pesé sur le trafic d'avril (-4,9 % pour le groupe, -1,3 % pour Paris Aéroport), comme le détaillait le point de trafic publié le 19 mai.
Le titre reste accroché à ses moyennes courtes mais bute toujours sous la MM200
Malgré le repli du jour, ADP conserve une position au-dessus de sa MM20 (106,48 €, écart de +4,15 %) et de sa MM50 (107,57 €, écart de +3,10 %). La MM200 à 114,13 € reste en revanche au-dessus du cours (écart de -2,83 %), confirmant la cassure de moyen terme amorcée fin avril après le décrochage post-trimestriel. Le RSI à 61 traduit une dynamique encore correcte après le rebond hebdomadaire, sans excès. La résistance à 114,50 € se confond avec la moyenne 200 jours et représente le prochain verrou technique en cas de poursuite du redressement, tandis que le support à 100,80 € borne le risque à la baisse.
Côté fondamentaux, le chiffre d'affaires du premier trimestre publié le 29 avril ressortait en recul de 0,9 % à 1 472 millions d'euros, malgré une hausse de 2,3 % du trafic. Lors de la publication des résultats annuels 2025 (le 13 mars 2026), le groupe visait un EBITDA courant supérieur à 2 350 millions d'euros en 2026, avec une croissance du trafic comprise entre 1,5 % et 2,5 %. Le franchissement de la MM200 reste la prochaine étape technique à observer pour confirmer une sortie durable de la phase de consolidation.