L'action Air France-KLM cède 2,5 % et menace son support des 11,38 €
L'action Air France-KLM recule nettement en cette mi-journée du lundi 14 septembre, dans un contexte de forte tension sur les prix du pétrole, le Brent ayant dépassé les 107 dollars ce matin. Le titre évolue désormais dans une configuration technique dégradée, sous deux de ses trois moyennes mobiles, dans un marché parisien lui-même orienté à la baisse.
Le Brent au-dessus de 107 dollars pèse sur le secteur aérien, le CAC 40 cède 0,8 %
Le Brent a grimpé jusqu'à 108,41 dollars le baril en séance, en hausse de 3,5 %, avant de revenir autour de 107,5 dollars. porté par les tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz et la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien à la suite d'attaques de drones. Pour une compagnie aérienne comme Air France-KLM, dont le carburant représente l'un des premiers postes de coût, cette flambée aggrave la pression sur les marges à court terme. Le CAC 40 perd 0,80 % en séance, dans un contexte de « super semaine » de banques centrales : la Fed se réunit mercredi, la Banque d'Angleterre jeudi et la Banque du Japon vendredi, alors que l'inflation américaine est ressortie à 3,4 % en août, renforçant la probabilité d'un nouveau relèvement des taux.
La BCE a pour sa part déjà relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre. Ce contexte de resserrement monétaire global et de coûts énergétiques élevés nourrit l'aversion au risque sur les valeurs cycliques et sensibles aux taux, dont les transporteurs aériens font partie. Sur la semaine écoulée, le titre Air France-KLM recule de 3,11 %, prolongeant un repli mensuel de 7,34 %.
Le titre sous ses moyennes mobiles à court et moyen terme, le support des 11,38 € sous pression
À 11,36 €, l'action cède 2,41 % et se retrouve en dessous de sa MM20 à 11,74 € (écart de -3,28 %) et de sa MM50 à 12,20 € (écart de -6,93 %), ce qui traduit une tendance de fond négative sur l'horizon court et moyen terme. La seule accroche technique reste la MM200, à 11,24 €, que le cours surplombe encore légèrement (+1,02 %). C'est précisément à ce niveau que se situe aussi le seuil de support identifié à 11,38 €, soit à moins d'un demi-pourcent du cours actuel. Avec un RSI à 44, le titre ne se trouve pas encore en zone de survente franche, ce qui laisse ouvert un espace de dégradation supplémentaire sans signal d'épuisement vendeur.
Le classement dans le SBF 120 reflète la pression : avec un recul de 2,41 %, le titre s'inscrit dans le bas de l'indice en cette séance. Pour rappel, lors de la publication des résultats du S1 2026 le 30 juillet, le groupe avait adopté un ton prudent, évoquant un environnement « particulièrement volatil » et des perspectives de capacité révisées. Le groupe se paie environ 3,3 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés. La tenue du support à 11,38 €, qui coïncide avec la MM200, sera le point de repère technique à suivre dans les prochaines séances.