L'action Airbus glisse vers un support technique malgré les commandes XXL
Le constructeur aéronautique européen recule à la mi-journée dans un marché parisien lourdement orienté à la baisse. La valeur évolue désormais au contact d'un seuil technique surveillé, après plusieurs séances en dents de scie. Les annonces commerciales récentes n'enrayent pas la consolidation du titre.
Le titre revient au contact de sa MM20 dans un CAC 40 sous pression
L'action Airbus perd 0,9 % à 172,70 € à la mi-journée, alors que le CAC 40 cède 0,96 % à 8 179,19 points. Le titre se classe dans la moyenne de l'indice parisien, à distance des plus forts replis du jour menés par Hermès et Schneider Electric. Le mouvement s'inscrit dans un climat européen dégradé, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient et de remontée des coûts de l'énergie. Sur trois mois, la valeur accuse un repli de 6,39 %, mais conserve un gain de 9,79 % sur un an.
Techniquement, le cours évolue au contact de sa moyenne mobile à 20 jours, à 173,55 € (écart de -0,49 %), après avoir repassé sa MM50 à 170,29 € il y a quelques séances. La MM200, à 189,81 €, reste 9 % au-dessus du cours et matérialise la tendance baissière de moyen terme. Le RSI à 52 reflète une configuration neutre, sans excès directionnel à ce stade.
Les commandes Saudia et Air China Cargo n'inversent pas la dynamique de court terme
Côté commercial, Airbus enchaîne pourtant les annonces. La commande de quatre A350F supplémentaires signée mardi par Air China Cargo porte le carnet de la compagnie chinoise à dix appareils sur ce programme cargo. La veille, Saudia recevait son premier A321XLR sur quinze commandés, devenant le premier opérateur du Moyen-Orient et d'Afrique à exploiter ce moyen-courrier longue distance. Ces annonces complètent une séquence commerciale dense, après la commande record de 150 A220-300 par AirAsia début mai et la signature avec la Royal Thai Air Force pour deux C295.
Le contexte sectoriel reste néanmoins contraint. Lors de la publication du premier trimestre 2026 (le 29 avril 2026), le groupe avait fait état d'un chiffre d'affaires en repli de 7 % à 12,7 milliards d'euros et d'un EBIT ajusté divisé par deux à 300 millions d'euros, sur fond de livraisons inférieures aux attentes et de pénuries de composants. Le support technique identifié à 165,56 € reste le prochain seuil à surveiller en cas de poursuite du repli, tandis que la résistance de 188,50 € borne le potentiel de rebond.